
Après des décennies de ruptures politiques, de coups d’État et de déstabilisations successives, le Congo doit enfin sortir du cycle de la confrontation. ToPeSA veut dire une Transition Politique Structurelle Apaisée de cinq ans, fondée sur la réconciliation nationale, la restauration des institutions de l’État, la légitimité populaire et l’ouverture d’une nouvelle page de l’histoire du Congo.
La reconstruction du pays pour aller vers le Congo nouveau doit concerner toutes les Congolaises et tous les Congolais, car l’union nationale est le ciment de la réconciliation du pays avec lui-même, à l’exemple de Jacques Opangault et Fulbert Youlou.
C’est cela, la réinitialisation de la République.
Pour que le Congo nouveau soit fort, la transition doit se faire de manière apaisée et non brusque. Car, pour une fois, il faut que le Congo ait enfin un ancien président de la République qui puisse se reposer chez lui…
Il n’est point besoin d’avoir des fins tragiques, à l’exemple de Nicolae Ceaușescu, de Joseph-Désiré Mobutu — Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Za Banga, le « guerrier qui va de victoire en victoire sans que personne ne puisse l’arrêter » — ou encore de Marien Ngouabi.
Ce temps doit être révolu.
Le Congo a besoin d’un ancien président en vie, qui puisse se reposer chez lui, à l’exemple d’Augusto Pinochet, mort dans son lit.
Fermer la parenthèse révolutionnaire
Fermer la parenthèse révolutionnaire, c’est aussi mettre fin à l’accession au pouvoir par la force et aux coups d’État incessants.
Il nous faut revenir à la légitimité populaire et à la légalité républicaine afin de renforcer la cohésion nationale.
Sans cela, le Congo poursuivra la série de déstabilisation politique en déstabilisation politique, sans que les problèmes du quotidien des Congolaises et des Congolais ne trouvent réellement de solutions.
Car qui tue par l’épée périra par l’épée.
Il y eut l’erreur d’avoir fait un coup d’État contre le premier président du Congo. Cela a scellé la déstabilisation in perpetuum, c’est-à-dire pour toujours — ce qui peut se traduire par : « le président Fulbert Youlou nous a laissé un rocher sur la tête ».
Car ce coup d’État a engendré l’autre coup d’État, ignoble, de Marien Ngouabi, en manipulant, « Mbuta-Muntu », c’est-à-dire Alphonse Massamba-Débat, dixit Mizele et Lazare Mouanga, celui qui avait succédé au premier président du Congo.
Tous ces éléments sont liés.
Quand c’est scellé, il faut savoir délier.
ToPeSA : éviter les erreurs du passé
ToPeSA est la voie pour éviter les erreurs de la Conférence Nationale Souveraine, qui aurait pu délier le sort du pays.
Mais la bipolarisation politique entre l’AND et les Forces de Changement a maintenu la division du pays, ce qui n’a pas permis de mettre en place les organes et les institutions de l’État avant les premières élections démocratiques du pays en 1992.
Les réflexes révolutionnaires ont repris le dessus.
De même, après le coup d’État du 5 juin 1997, le seul objectif poursuivi est de condamner les actes de la Conférence Nationale Souveraine, plongeant de nouveau le pays dans un cycle infernal d’instabilité à tous les niveaux, jusqu’à faire resurgir les symboles de la République Populaire du Congo que la Conférence Nationale Souveraine avait rangés dans les archives.
Sortir par le haut
ToPeSA est la voie pour sortir le pays par le haut, afin de mettre en place les organes et les institutions de l’État de la République.
Une transition dirigée par un Premier ministre, chef du Gouvernement et chef de l’État, assumant l’autorité pleine et entière sur les Forces armées congolaises.
Plus que jamais, ToPeSA est le rempart pour mettre fin au cycle de déstabilisation du Congo.
Il s’agit aussi de faire comprendre à celui qui, aujourd’hui, a pris le relais de Jean-Paul Pigasse que le Congo nouveau entend sortir de la Françafrique pour bâtir avec la France des relations diplomatiques nouvelles, ambitieuses et respectueuses, afin d’atténuer le sentiment anti-français généré par la relation incestueuse des concessionnaires français au Congo.
ToPeSA, pour une politique de bon voisinage avec les pays frères d’Afrique et un partenariat équilibré avec nos partenaires historiques, qui tiennent compte des nouveaux enjeux géopolitiques du moment.
Les cinq années pour reconstruire
Ces cinq années de transition ne doivent donc pas être une période supplémentaire d’attente pour les Congolaises et les Congolais. Elles doivent être cinq années utiles pour reconstruire la République et améliorer concrètement la vie quotidienne.
Il s’agit de restaurer un État qui fonctionne, de rétablir des institutions crédibles, de garantir la sécurité et les libertés, mais aussi de répondre aux besoins essentiels de la population : l’eau potable, l’électricité, la santé, l’école, les infrastructures et l’emploi.
C’est en restaurant l’État, en réconciliant les Congolais et en préparant une véritable alternance démocratique que nous pourrons enfin rompre avec le passé et ouvrir le chemin du Congo nouveau.
ToPeSA n’est donc pas une fin en soi : c’est le pont vers le Congo nouveau.
Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA
Le 5 septembre 2026 – 12 h 24
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