
Le Congo est dans un état comateux. Ce constat n’est pas une posture, c’est une évidence que chaque Congolaise et chaque Congolais porte au quotidien. Et devant un pays comateux, il n’y a pas cinquante chemins : il faut une volonté politique, une seule, assez forte pour que le Congolais retrousse enfin les manches et s’attelle à la tâche de reconstruction.
ToPeSA — la Transition Politique Structurelle Apaisée — fait aujourd’hui l’unanimité au sein du peuple congolais. Il est donc temps. Temps pour les acteurs politiques de la mettre en chantier, comme en 2013 avec le Kandza ou le Mbongui, afin que le Congo nouveau se lève et que le Congolais, enfin, soit fier de son pays.
La construction du Congo nouveau ne peut se faire que sur des bases neuves. Et des bases neuves supposent de solder un passif : celui des journées dites révolutionnaires des 13, 14 et 15 août 1963, qui ont fait basculer la République dans des divisions interminables, en dressant des communautés les unes contre les autres — un précédent dont le point culminant fut l’épuration des cadres.
Quand nous appelons le peuple congolais à se pencher sur le remboursement des sommes que l’on prête au président Fulbert Youlou d’avoir soustraites au Trésor public — celles-là mêmes qui ont inspiré la chanson « Youlou a tout volé, mais nous reconstruirons à nouveau » — nous ne créons aucun précédent. Nous voulons rendre sa dignité et son honneur au premier président du Congo, injustement sali, lui qui reste le seul chef d’État congolais à avoir été accusé d’« avoir tout volé ».
Si demain un autre président venait à être visé par une accusation semblable, il irait de soi que, pour son honneur comme pour le nôtre, nous exigerions la même chose. Alors, que dire du président Jacques Joachim Yhombi-Opango, à qui l’on reprochait d’avoir acquis « les okapis, les lits… » — accusation forgée pour le déstabiliser ? Ne faudrait-il pas, à son tour, une action pour le disculper et lui rendre son honneur ?
Vouloir voir dans cette démarche autre chose, c’est se méprendre sur ma vision politique, dont le seul objectif est le changement de régime — c’est-à-dire de République — pour qu’elle soit enfin gérée par un État républicain.
Construire l’union nationale, n’est-ce pas déjà ce qu’avait initié le président Jacques Opangault, lorsqu’il choisit de se constituer prisonnier par solidarité avec la gestion du président Fulbert Youlou ? Ce geste hautement politique est la preuve vivante que l’union nationale n’est pas une vaine pensée, mais une réalité que l’histoire congolaise a déjà connue — et qu’il faudra enseigner dans les écoles.
En soldant ce passif, nous rendons possible la construction du Congo nouveau à travers ToPeSA, dans toute sa dimension. C’est le sens exact que nous donnons à cette exigence de restitution de ce que l’abbé Fulbert Youlou aurait soustrait au Trésor public congolais.
Quand on acquiert un terrain à bâtir, on aplanit le sol avant d’élever quoi que ce soit, pour construire selon les normes optimales. Il en va de même pour le Congo nouveau. Le passé est un rétroviseur pour qui veut donner la direction à suivre — il ne doit jamais devenir la lunette par laquelle on prétend voir l’avenir. Un œil en arrière, non pour s’y complaire, mais pour ne plus jamais retomber sur ce qui nous a divisés, pour ne plus jamais revivre les drames d’hier.
ToPeSA, c’est un Congo réconcilié avec lui-même, devenu Congo nouveau.
ToPeSA, c’est l’union nationale, dont le symbole le plus parlant demeure ce geste hautement politique du président Jacques Opangault, qui a montré qu’en République, nous sommes Congolaise et Congolais avant tout — sans jamais perdre notre culture de naissance, laquelle nous permet de nouer des alliances politiques pour la stabilité du pays et de le faire évoluer pour le seul bien du peuple et de la Nation.
ToPeSA, c’est le vivre-ensemble dans une République à l’État restauré.
ToPeSA, c’est la restauration de l’État.
ToPeSA, c’est se diriger inexorablement vers une Nation Pour Tous.
ToPeSA, c’est l’héritage que nous devons aux générations futures.
ToPeSA.
Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA
Le 4 septembre 2026 – 09 h 41
Mots-clés :
- ToPeSA
- Transition Politique Structurelle Apaisée
- Congo nouveau
- réconciliation nationale Congo
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