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CONGO-BRAZZAVILLE. Informations, Actualités et Analyses socio-politiques sur le Congo-Brazzaville.

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ToPeSA : inexorablement engagé vers le Congonouveau

ToPeSA : inexorablement engagé vers le Congo nouveau

L’avènement du Congo nouveau doit se faire sans drame ni tragédie inutiles.

Chacune et chacun peut aujourd’hui constater le grand silence qui s’est abattu sur le Congo. Un silence assourdissant, un silence de mort. Chez nous, on dirait : ni popopo, ni yoyi, ni sui-sui-sui, ni dingui-dingui.

Le popori s’est définitivement tu, car plus rien ne va.

Alors, pour donner l’illusion que tout continue normalement, on multiplie les mariages, les cérémonies et les apparitions publiques. Comme la mue abandonnée par un serpent, ces mises en scène peuvent tromper une première fois. Mais très vite, chacun comprend que le serpent n’est plus là. Les apparences ne remplacent jamais la réalité.

Choisir la santé ou le tribunal correctionnel ?

Une nouvelle fois, on préfère quitter discrètement le pays, via la Belgique, pour aller se faire soigner ailleurs, plutôt que d’assumer son propre destin et d’affronter son histoire pour le bien de tous.

Le courage fait malheureusement défaut.

Aujourd’hui, après l’opération manquée du 15 mars dernier, que certains ont voulu présenter comme une élection présidentielle, les Congolaises et les Congolais seront bientôt appelés à se distraire avec des élections législatives.

Pour faire quoi ?

Alors que l’après préoccupe déjà tous les esprits.

Les robinets restent désespérément à sec, au point de voir un Chef de l’État inaugurer… une simple bâche d’eau.

Les salaires deviennent une source d’inquiétude permanente. Comme l’a récemment rappelé notre compatriote, l’économiste Alphonse Ndongo, tous les indicateurs sociaux virent progressivement à l’orange. Les retraités cumulent désormais cinquante-trois mois d’arriérés de pensions, dont cinq pour la seule année 2026. Une situation qui devrait mobiliser toute l’attention des pouvoirs publics tant elle compromet l’avenir du pays.

L’électricité, quant à elle, est distribuée par secteurs et par tranches horaires : de 6 heures à 12 heures ici, de 12 heures à 18 heures ailleurs, et ainsi de suite.

L’économie continue de s’effondrer. Les grandes enseignes de distribution et plusieurs banques commerciales étrangères ont quitté le Congo depuis longtemps, laissant place à des établissements de microfinance pratiquant parfois des taux de crédit avoisinant 40 %.

Comment un pays peut-il durablement fonctionner dans de telles conditions ?

Voilà la réalité quotidienne du Congo.

Une réalité soigneusement dissimulée aux Congolaises et aux Congolais, alors même que notre pays est riche de son pétrole, de son immense potentiel agricole, d’une pluviométrie abondante et de ressources hydrauliques exceptionnelles grâce au fleuve Congo, à l’Oubangui, à la Likouala, à l’Alima et à de nombreux autres cours d’eau.

Pendant ce temps, ce que l’on donne à voir, ce sont les fêtes, les danses, les mariages fastueux et les déplacements en jets privés des enfants de Denis Sassou Nguesso, sans la moindre retenue, tandis que la majorité de nos compatriotes continue de vivre dans une misère insoutenable.

Ce contraste est devenu insupportable.

Mais le plus inquiétant demeure ce silence.

Car lorsqu’un peuple cesse de parler, ce n’est pas nécessairement qu’il accepte sa situation. Ce silence est celui d’un peuple qui retient son souffle avant le changement. Il traduit moins la résignation que l’attente d’un avenir différent.

Le peuple congolais doit aujourd’hui se ressaisir.

Car c’est la peur qui entretient et prolonge l’agonie de ce pouvoir.

Le peuple doit retrouver confiance en lui-même.

Il doit s’unir afin d’ouvrir une nouvelle page de son histoire.

Mais cette nouvelle page ne devra être ni celle de la vengeance, ni celle des règlements de comptes, ni celle des chasses aux sorcières.

Le passé ne doit plus hypothéquer notre avenir, celui de nos enfants et des générations futures.

J’appelle également les Forces Armées, la Gendarmerie et la Police, qui accomplissent leur mission dans le respect de la chaîne de commandement, à demeurer avant tout les protectrices du peuple congolais.

Leur première mission est d’assurer la sécurité des personnes, des biens et de la Nation. Elles sont les Forces de souveraineté de la République ; à ce titre, leur responsabilité historique est de garantir une transition apaisée, de préserver la paix civile et d’empêcher que notre pays revive des tragédies semblables à celles de février 1959.

Le moment est venu de tourner définitivement cette page sombre de notre histoire afin que nous avancions ensemble vers un avenir de paix, de justice et de prospérité.

C’est dans cet esprit que j’appelle les Forces de souveraineté à accompagner la Transition Politique Structurelle Apaisée (ToPeSA) qui s’annonce pour une durée exceptionnelle de cinq (5) ans, conduite par un Premier ministre, Chef du Gouvernement et Chef de l’État, exerçant pleinement l’autorité suprême de l’État durant cette période de refondation.

Cette transition permettra de restaurer l’État, de réconcilier les Congolaises et les Congolais, de rétablir les institutions républicaines, de relancer l’économie, de restaurer la justice, de garantir durablement la sécurité des personnes et des biens, tout en préparant des élections véritablement libres, transparentes et crédibles.

Le Congo nouveau ne pourra être construit que dans l’unité, la responsabilité et le respect de notre destin commun.

C’est notre destin commun.

Vive la restauration de l’État !

Vive la République !

Vive le Congo nouveau !

ToPeSA

Modeste Boukadia
Président du CDRC – Une Nation Pour Tous
Initiateur de ToPeSA

Mis en ligne le 05 août 2026 – 13 h 58

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