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    Après l’expulsion des journalistes Sadio Kanté Morel correspondante de l’agence Reuters, née au Congo, jouissant du droit du sol le 23 septembre et Elie Smith de MNT.V pourtant proche du pouvoir le 26 septembre 2014, pour des motifs relevant de l’époque du communisme, il y a lieu de se poser la question : le Congo-Brazzaville est-il réellement une démocratie et existe-t-il dans ce pays des contre-pouvoirs ? 
     

    A la question de savoir si le Congo-Brazzaville est une démocratie, nous savons qu’à la base d’une démocratie, se trouve la constitution. C’est la constitution qui dicte les lois fondamentales régissant l’organisation des institutions politiques d’un Etat. Son contenu permet de savoir si le régime est une démocratie ou une dictature.  En démocratie, le pouvoir est divisé. Il y a le pouvoir exécutif qui dirige le pays, le pouvoir législatif qui approuve les lois, les amendes, contrôle ou sanctionne l’action du gouvernement. Il y a le pouvoir judiciaire qui juge ceux qui enfreignent les lois et un quatrième pouvoir, qui n’est pas institutionnel, mais important ce sont la presse et les médias.

     

    Les fondements d’une démocratie sont réunis dès l’instant où les pouvoirs ; exécutif, législatif et judiciaire, sont détenus par des personnes différentes, capables de se contredire et de limiter le pouvoir de chacune envers l’autre. Or, au Congo-Brazzaville, c’est un même individu, avec des ramifications, qui détient tous ces pouvoirs, en primant son intérêt propre sur l’intérêt général. La nature d’un tel régime, peut-elle être une démocratie ?

     

    Les Congolais réclament une démocratie moderne, où se développerait la culture du débat contradictoire, l’intégrité des dirigeants politiques et le vote libre des citoyens. En cas de défaillance du système, les contre- pouvoirs comme la presse et les médias pourraient corriger les choses. Or, la corruption, pourtant réprimée par le code pénal règne partout, les intérêts privés et les privilèges passent avant le bien public. Le culte de l’argent facile et ses effets pervers avec l’apparition de l’individualisme, offre au peuple congolais vivant dans la pauvreté et la misère, un spectacle navrant. L’image du Congo-Brazzaville en Afrique et dans le monde s’en trouve largement dégradée.

    Etant donné que tous les pouvoirs sont aux mains d’un seul individu au Congo-Brazzaville, le quatrième pouvoir est celui qui aurait pu empêcher le peuple congolais de tomber dans l’esclavage du pouvoir absolu. Il aurait produit les conditions d’une compétition loyale entre les partis politiques. Il aurait créé le débat nécessaire au bon fonctionnement de la société. Sans le journalisme, il y a un risque de dégradation de l’Etat. Le journalisme a pour rôle d’encadrer l’exercice du pouvoir. 

     

    Au Congo-Brazzaville, le pouvoir exécutif qui concentre tous les pouvoirs, veut manipuler l’opinion publique et contrôler la politique éditoriale de la presse et des médias privés.

    Or, par rapport aux autres pouvoirs, les médias peuvent apporter une certaine supériorité. Ils sont le biais par lequel le pouvoir doit passer, s’il veut se faire entendre. Le politique utilise les médias s’il veut toucher l’opinion. Cela veut dire, qu’il est obligé d’ajuster son discours aux règles de l’information. Le politique est contraint de se soumettre aux règles des médias et au contrôle de l’opinion. Comme le journaliste est parfois le procureur des maux de la société, souvent un avocat des victimes et défenseur des opprimés, cela ne plait pas au pouvoir exécutif congolais, d’où les mesures d’expulsion indignes, prise à l’endroit de journalistes qui exerçaient leur métier dans les règles de l’art.

     

    La fin du dernier mandat du président de la République étant proche, les velléités de changement de la constitution pour le maintenir au pouvoir ont transformé le climat et l’agenda politique en fournaise. Dans cette atmosphère proche de l’enfer, le pouvoir accumule des  fautes graves, qui obscurcissent davantage l’avenir du pays.

     

    Ce pouvoir est-il fondé sur des principes démocratiques et n’a-t-il  vraiment rien à se reprocher ?...

                                                                                                     Appolinaire NGOLONGOLO

                                                                                                            Journaliste, écrivain


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    Le miracle n’aura pas lieu. Celui du boycott par l’UPADS, principal parti d’opposition, le parti de Pascal Lissouba, des élections locales du 28 Septembre 2014 convoquées par Denis Sassou Nguesso au Congo-Brazzaville.

    Le meeting de Dolisie du parti des « Trois palmiers  » qui a réuni plusieurs milliers de militants et de sympathisants galvanisés pour des batailles futures et chauffés à blanc par Pascal Tsaty Mabiala sur l’offensive, rompu à la magie du verbe, n’était qu’un leurre. On dirait qu’il avait mangé du lion.  Très combatif, Pascal Tsaty Mabiala, fleur au fusil, n’a pas eu de mots assez durs pour fustiger et dénoncer les velléités de tricherie du PCT et des épigones du « chemin d’avenir  » . Le meeting de Dolisie qui devait constituer la rampe de lancement de la protestation et de la dénonciation du putsch électoral en vue n’était qu’un faux semblant. En définitive, ce n’était  qu’un feu de paille.
    « Mangoungou ya pamba » ! Les militants de l’UPADS étaient persuadés que le nouveau Tsaty Mabiala était arrivé. C’était une erreur.

    La volte-face

    Quelques semaines  plus tard, la volte-face. Le vernis a craqué. Pascal Tsaty Mabiala a revêtu ses habits de doux agneau au service du PCT et des épigones du « chemin d’avenir ». Le loup « PCT » a mangé l’agneau « UPADS  ». A l’UPADS, le changement, ce n’est pas maintenant. Le timing ne pouvait pas être plus mal choisi par le bureau  politique de l’UPADS. C’est presque un coup de poignard dans  le dos que Pascal Tsaty Mabiala et le bureau de l’UPADS  ont asséné aux militants et aux sympathisants après le meeting de Dolisie.  Convaincus de la supercherie électorale de Sassou, les militants et les sympathisants étaient préparés à faire mordre la poussière à l’hydre du PCT. Au terme donc de sa réunion du 05 septembre à Brazzaville, le Bureau politique de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), a décidé d’engager ce parti aux prochaines élections locales. La décision a été prise par 96,49% de voix  à la suite d’un vote. Est-ce vraiment une surprise ? Non ! Le vote est la conséquence logique d’un débat franc et contradictoire qui a caractérisé cette réunion. A l’issue de ce vote, 110 voix se sont prononcées pour alors 04 voix seulement ont dit "non" (Les Dépêches de Brazzaville, 6 Septembre 2014). C’est une décision politique qui a fait hurler dans les chaumières. L’UPADS, le parti des « maba ma tatu » est devenu un jouet politique entre les mains de Sassou.

    Un couple incestueux

    Au Congo-Brazzaville, en réalité, en raison des relations incestueuses sous-jacentes entre le PCT et l’UPADS, personne en vérité n’attendait sérieusement  du  parti de Pascal Lissouba qu’il marque l’histoire politique du Congo-Brazzaville d’une empreinte irrésistible, de quelques actes saillants et  faits d’armes héroïques, d’une décision spectaculaire, tels la mobilisation de la population contre l’organisation d’élections locales sur la base du recensement tronqué, d’un meeting de protestation contre les listes électorales, d’un appel au blocage du pays ou pont d’Arcole. On peut rêver.   Mais ce n’est pas le genre de l’Upads de mener bataille. Le parti de  « ma science na ma technologie  », dont les anciens apparatchiks du parti marxiste-léniniste sont foncièrement attachés à leur bout de gras,  attend les alouettes tombées du ciel toutes rôties.

    Compte tenu de la falsification du recensement, du tronçonnage des listes, de la manipulation de la carte électorale, il aura fallu que le parti de « Ya ba colère vé   » opposa un cinglant refus quant à la participation au scrutin du 28 Septembre 2014. Ce n’est malheureusement pas le cas. En échange de quelques sièges de conseillers municipaux et régionaux, Pascal Tsaty Mabiala et le bureau politique de l’UPADS ont trahi leurs militants et sympathisants et ont vendu leur âme au diable. Décrocheront-ils la mairie de Dolisie ? La mairie de Madingou ? La commune de Sibiti ? La commune de Mouyondzi ? Les agglomérations d’Oyo et d’Ollombo ?

    Au bout du compte, jouer  la carte de la participation électorale pour ne pas prêter le flanc à la stratégie de la chaise vide prônée par le bureau des Assises pour l’Alternance de Jean Luc Malékat, Philippe Youlou, Alexis Miayoukou, Benjamin Toungamani et Bienvenu Mabilémono consacre  de facto   des assemblées locales  tout ouïe, monocolores PCT, aux ordres de Mpila prête à une modification constitutionnelle.  A cause de l’appât du gain, les  conseillers Upads ne sont pas  prêts à sacrifier leurs émoluments. Il est plus facile de demander à un cabri de ne pas brouter l’herbe là où il est attaché qu’à un agent politique du parti des Trois Palmiers  de ne pas boire le vin de la collaboration. A entendre l’UPADS aile Tsaty Mabiala aujourd’hui, le décret convoquant le corps électoral pour les élections locales du 28 septembre a été pris sur la base de…. l’ancienne loi électorale et la nouvelle loi, amendée et adoptée par l’Assemblée croupion à laquelle elle participe gaiement, ne garantirait aucune indépendance à la commission d’organisation des élections, mais ouvrirait plutôt un boulevard au pouvoir pour emporter toutes les batailles à venir. « Une fois de plus, nous avons assisté à une volonté de puissance de la part du pouvoir qui va donc nous servir une autre loi scélérate, qui constituera la base juridique de l’organisation, semble-t-il, de leur fameux referendum et de tous les scrutins à venir », a constaté avec dépit Pascal Tsaty Mabiala, qui visiblement vient de retrouver tous ses esprits. Mot pour mot on dirait du Moukouéké ou du Dzon, ces dirigeants de l’opposition " irresponsable " ! (Mwinda.org, 29 Août 2014 : Tsaty Mabiala et l’UPADS englués dans le piège tendu par le PCT) .

    Upads/Mcddi : même fourberie

    L’abbé Fulbert Youlou et Bernard Kolelas sont les deux seuls maires élus de Brazzaville depuis l’accession du Congo-Brazzaville à l’indépendance. Le MCDDI ne souhaite-t-il pas rééditer l’exploit de 1992 ? L’UPADS n’ambitionne—elle pas de voir un candidat issu de son sein diriger la mairie de la capitale de la France libre ? La victoire de L’UPADS à la mairie de Dolisie, du RDPS à la mairie de Pointe-Noire et du MCDDI à la mairie de Brazzaville n’est pas une utopie. L’organisation d’élections libres et transparentes au Congo-Brazzaville, comme en 1992, rendrait cette hypothèse réalisable en 2014. Voilà, la bataille que devraient mener ces formations politiques. Si, au MCDDI, la taupe du PCT se nomme Bernard Tchibambeléla qui a fait triompher la stratégie de « bikeno koua, nzambi zébi » ; c’est Pascal Tsaty Mabiala qui joue les sous-marins à l’UPADS pour le compte du PCT.

    Que s’est-il donc passé dans la tête  de Pascal Tsaty Mabiala, Honoré Sayi, les députés de l’UPADS et le suppléant de Guy Parfait Kolelas du MCDDI dont les amendements portant sur la loi électorale ont été balayés d’un revers de la main pour justifier le revirement de leurs formations politiques ? Corruption ? Naïveté ? Peut être . Pragmatisme ? Les militants et les sympathisants de l’UPADS n’en croient pas un mot. Trahison, assurément ! Les « nguiris » de pétro-CFA ont très bien circulé. « Bonne renommée vaut mieux que ceinture dorée  », N’est-ce pas ? Le parti du Professeur n’en a que cure.

    Pourquoi participer à des élections dont les résultats sont connus d’avance ? Dans les officines de Talangaï, les listes sont prêtes et connues des impétrants. Les heureux gagnants, à l’instar de la fille de papa, Claudia Sassou, toutes dents dehors, n’attendent que le soir du 28 Septembre 2014 pour sabrer le champagne. Histoire d’envelopper du vernis de transparence et de liberté ce simulacre d’élections.


    Benjamin BILOMBOT BITADYS


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    Le Mardi 12 Août 2014 devant le Parlement Congolais réuni en Congrès, le Président de la République du Congo, Denis SASSOU NGUESSO s’est adressé à la Nation. La dimension politique de son discours a été marquée par ses paroles ci – après : « … Nous ne voulons pas de la démocratie de l’invective. Celle qui se nourrit du sang et des larmes. Il s’agit, vous vous en doutez, du sang et des larmes des autres. Mais, nous n’allons pas recommencer. Le sang et les larmes des autres ont trop coulé dans ce pays. Nous disons : ça suffit !

    Pour le temps qui est devant nous, nous allons continuer, dans la paix et la sécurité, à bâtir l’Etat de droit, l’Etat démocratique, en nous inspirant toujours du Chemin d’Avenir qui détermine les moyens et les objectifs de notre action. Ainsi, nous construirons solidement la base sur laquelle notre pays poursuivra sa transformation… ». La référence de SASSOU sur « le sang et les larmes des autres » relève d’un cynisme effroyable, comment peut – il se permettre cette phrase ? Il insulte le Peuple Congolais et la mémoire des victimes de la barbarie des politiciens Congolais depuis 1960.

    En outre, le Peuple Congolais a été scandalisé en voyant les députés du PCT ovationner Sassou Nguesso lorsqu’il a prononcé cette funèbre expression à « 6 reprises » dans son discours. Qu’avait – il d’extraordinaire dans ces propos présidentiels que ces députés ont acclamé ? Se réjouissent – ils des milliers de victimes, des milliers de martyrs que la terre Congolaise a connus depuis 1960 ? Se réjouissent – ils d’avoir bâti leur richesse d’aujourd’hui sur le sang et les larmes du Peuple Congolais ? Car en réalité, Sassou Nguesso aurait dû dire «… le Sang et les Larmes du Paisible Peuple Congolais, que nous avons fait coulé, Moi le Premier… ». Alors que le Président lui  même qui prononçait ces paroles, avait un temps grave, froid et funèbre tout en les fixant de ses yeux, ces députés du PCT riaient et acclamaient, étant en déphasage total avec leur propre Chef. Comment expliquer cela ? Ces députés du PCT ont confirmé en direct à la Télé devant tout le Peuple Congolais, qu’ils souffrent de « Défaillance Mentale Criminogène».

    Les députés Congolais ont tous la mémoire para normalement courte, et il sied de leur rappeler les Martyrs de la barbarie des politiciens Congolais depuis 1960 : Marcel IBALICO (Assassiné en 1964 à Léopoldville, RDC) ;

    Anselme MASSOUEME, Me Lin Lazare MATSOCOTA, Me Joseph POUABOU, Jean BIKOUMOU

    (Assassinés en 1965 à Brazzaville) ; Me Jean Marie NGANZARI  (Assassiné en 1967 à Brazzaville) ;

    KOUVOUAMA-DIA-NGANDOU (Assassiné en 1968 à Brazzaville) ; Lieutenant Pierre KINKANGA, Albert MIAWAMA, NKOUTOU, Jean Marie MANGO (Assassinés en 1970 à Brazzaville) ; Franklin BOUKAKA, Adolph ITSOUHOU (Assassinés en 1972 à Brazzaville) ; Sous-lieutenant Prosper MATOUMPA MPOLLO (Assassinés en 1972 sur la route du Cabinda, KOUILOU) ; Aspirant Jean Marie DOUNGANGOYE (Assassiné dans la Foret de Bangou à Kindamba) ; Sergent Jean Pierre BAKEKOLO, Lieutenant Ange Farimaka DIAWARA, Sous-lieutenant Jean Baptiste IKOKO, Sous-Sergent Jean Pierre OLOUKA, Sergent TALA (Assassinés en 1973 à Brazzaville), Commandant KIYINDOU ; Abbe Fulbert YOULOU (Empoisonné, mort à Madrid en 1973) ;

    Commandant Marien NGOUABI, Thaddée KOURISSA, Capitaine Luc KIMBOUALA NKAYA, Sergent

    ELOUO, Sous-lieutenant MBORO, Sergent OUANDO, Alphonse MASSAMBA DEBAT, Cardinal Emile BIAYENDA, Victor DOTE, KANDZA (Assassinés en 1977 à Brazzaville) ; MIZELE, SISSOULOU et 7 de ses compagnons (Fusillés en 1978 à Brazzaville) ; Capitaine Barthelemy KIKADIDI (Fusillés à Brazzaville en 1978) ; Capitaine David MAFOUTA (Assassiné en 1980 à Brazzaville) ; Commandant Antoine MABOUAKI (Assassiné en 1981 à Owando) ; Capitaine « Marie-Marie » AKWALA (Assassiné en 1983) ; Capitaine Pierre ANGA (Assassiné en 1988 au Gabon) ; Lieutenant Ernest BOUKAKA « Maitre Charlie » (parodie d’accident, mort en 1990 à Brazzaville) ; Colonel Victor TSIKA-KABALA (Assassiné en 1990 à Pointe Noire) ; Professeur Grégoire MAVOUNIA (Assassiné le 21 février 1991 lors de l’ouverture de la Conférence Nationale à Brazzaville) ;

    Marien NGOUABI Junior (Assassiné en 1991 à Brazzaville dans une boite de nuit) ; Roger MASSEMA (Président de la commission assassinat à la Conférence Nationale, empoisonné et mort en 1992 à Paris en France) ;

    Antoine NGAYOT, commandant MOUANDA (Assassinés en 1993 à Brazzaville) ; Herbert MASSAMBA, Eloi Marien BADILA (Assassinés en 1977 à Brazzaville) ; Colonel Frederick NKOUNKOU (Assassiné en 1998 à Brazzaville) ; Sergent TOUANGA et 352 compagnons (Fusillés en 1999 à Brazzaville). En ajoutant à ce décompte macabre des politiciens Congolais, le 15 000 morts de la guerre civile de 1993, les 30 000 morts des guerres de 1997 et 1999, les 350 disparus du Beach de Brazzaville et les 1000 victimes du 4 Mars. « 90 % » de ce décompte macabre est directement ou indirectement lié à la personne même de Sassou Nguesso. Alors lorsqu’il dit : « …Mais, nous n’allons pas recommencer. Le sang et les larmes des autres ont trop coulé dans ce pays. Nous disons : ça suffit !… » ; Il aurait dû dire « …Je ne vais plus recommencer, car j’ai trop fait coulé le sang et les larmes des paisibles Congolais … ».

    Et, le fait de ne pas être sincère avec lui-même, alors que nous parlons des vies humaines qu’il a ôté dans sa conquête personnelle du pouvoir ; fait de lui le Président de la République le plus cynique au Monde, Sassou Nguessoest d’un cynisme « para normal » qui dépasse l’entendement naturel. Nous sommes d’accord avec le Président Sassou Nguesso lorsqu’il dit « … Nous disons : ça suffit !… ». Justement ça suffit ! Le Peuple Congolais est mature, il a conscience que l’Histoire du Congo est complexe et ensanglantée, Histoire dans laquelle il n’y a pas d’anges, car « toute la classe politique » est impliquée directement ou indirectement dans le funeste dénombrement de nos Martyrs.

    Par conséquent, le Président Sassou Nguesso ne doit pas craindre, car contrairement à lui, le Peuple sait faire preuve d’Hauteur d’esprit et de pardon. Le futur « 7ème Président » de la République du Congo ne va pas le livrer à la CPI, mais va lui donner l’immunité et l’honneur dû à son rang dans l’Histoire, à condition bien sûr que Sassou Nguesso honore ses deux serments, respecte strictement l’esprit et la lettre de notre Constitution, et se retire de la Présidence dans la Paix et la Sérénité. En Janvier 1997, après son triomphal retour au Pays, Denis Sassou Nguesso accusait Pascal Lissouba avec véhémence, de violer les Acquis de la Conférence Nationale, de détruire l’esprit de la Démocratie et de faire obstruction à l’Alternance démocratique.

    Comment 17 ans après Sassou Nguesso veut il lui-même poser les mêmes égarements politiques de Lissouba qu’il dénonçait ? NON ! Monsieur Denis Sassou Nguesso, Président de la République du Congo, par « Honneur » vis-à-vis de vos « Serments », par « Honneur » vis-à-vis de la Mémoire de Nelson MANDELA que vous présentez comme l’un de vos Maîtres politiques, laissez le Pouvoir dans la « Paix » et la « Civilité » au terme de vos deux mandats « légaux » ; le Peuple Congolais vous en sera « infiniment » reconnaissant, et ce, pour toujours !

    FJN


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  • L’esprit libre : construire le Sud Congo

     

     

      « L’histoire est toujours le fil conducteur du futur. Celui qui l’ignore est contraint de la revivre. La puissance d’un dictateur ou d’un preneur d’otages s’arrête à la peur qu’il imprime. Nous avons vaincu cette peur depuis les meetings populaires de Brazzaville du 11 mai 2013 et de Pointe-Noire le 29 juin 2013.»

     

    Aux Nôtres…L’Etat du Sud Congo est créé au Nom de tous les nôtres assassinés et aussi de tous les nôtres pris en otage par le régime Sassou et au Nom de la paix pour protéger notre Peuple.

    21/08/2013 – 21/08/2014 :

    - Au bébé de 8 mois et à sa maman, le plus jeune prisonnier au monde, incarcéré pour crime de porter le même nom que celui du président du CDRC.

    - Aux 14 membres du CDRC privés de leur liberté citoyenne pris en otage par l’autocrate Denis Sassou et disséminés dans les geôles du Nord Congo pour avoir exigé la mise en place d’un gouvernement d’union nationale et brandi des banderoles au cours d’un meeting populaire autorisé « Carton rouge = démission du gouvernement ».

    Il s’agit de :

    - Sylvain MIAKAMONA NZINGOULA, Paul Marie MABIALA MPANDZOU et Valentin TSIAKAKA condamnés à SEPT (7) ANS de détention ferme.

    - Judicaël MBANZA, Joseph KIMANGOU, Gilbert BIBILA, Antoine MABOYI, René SILAHO, Eloge MATSIMOUNA MOUYEKET, Pierre Placide KIALOUNGOU, Jean Claude TANDOU, Mesmin BANAGOUNA condamnés à CINQ (5) ANS de détention ferme.

    - Landry LONDE MOUSSA et Sylvain Privat NGOMA condamnés à DEUX (2) ANS de détention ferme.

    - Aux 14 autres membres du CDRC libérés après 8 mois d’emprisonnement.

    - A l’ensemble des familles des membres du CDRC incarcérés qui subissent la privation de leur parent au nom de rien sans avoir la possibilité d’aller leur rendre visite.

    - Au « trois quart (750 000) de million de personnes qui manquent à l’appel »

    - Aux 353 jeunes gens du dossier "disparus du Beach" qui ont été triés pour leur origine Kongo ; certains enfermés vivants dans des containers et jetés dans le fleuve Congo, d’autres jetés dans des fosses, aspergés d’essence puis brûlés vifs.

    - Aux 350 familles enterrées à Kimaza au Bas-Congo en RDC.

    Pour toutes ces victimes parce qu’ils sont nés Kongo du Sud Congo, il n’y a eu ni indignation ni condamnation des soi-disant opposants et des Congolais du Nord. Ce silence s’identifie à une approbation.

     

    Rien n’est plus difficile qu’une séparationL’Europe dans sa conquête des nouveaux territoires avait pensé, imaginé, préconisé pendant la Conférence de Berlin de novembre 1884 à février 1885 qu’il fallait pour le Bien des Peuples d’Afrique, constituer des Entités Régionales moyennant des contrats dépassant les limites ancestrales de nos royaumes autochtones. Pour le Congo, il fallait réunir au Peuple Kongo du royaume Kongo restreint depuis la rive droite du fleuve Congo jusqu’à l’Océan, les divers Peuples habitant au-delà de l’Alima. Cela bien avant l’arrivée des Européens. Qui n’aurait pas vu cela d’un bon œil puisque c’était pour le bien de tous sans discrimination ?

    C’est ainsi que nos Pères-Fondateurs scellèrent le pacte de la République du Congo Une et Indivisible le 28 Novembre 1958 où chaque individu serait un concitoyen à part entière sans discrimination aucune. L’indivision supposant le respect réciproque.

    Entre MSA/UDDIA. Entre Mbochi/Kongo qui se transforme en conflit avec une dizaine de morts et de blessés, cette difficulté de s’entendre entre Mbochi et Kongo est la conséquence immédiate du schisme congénital de la fondation de la République du Congo le 28 novembre 1958 « qui pousse le leader du MSA à soutenir Barthélemy Boganda dans le projet de "République du Centre-Afrique" où serait annexé le nord du Congo. Un projet de consultation par voie référendaire des populations du nord du Moyen-Congo (actuelles régions de la Cuvette, de la Sangha et de la Likouala) avait été envisagée en 1959 pour savoir si elles se maintiendraient ou non au sein de la République du Congo, dans ses limites territoriales confirmées par la Loi-cadre de 1956. Ce projet n’avait pas été conduit à son terme, malgré la préparation par le président de l’Assemblée législative, Christian Jayle, d’un texte dans ce sens. Aussi fallait-il, pour l’abbé Fulbert Youlou, construire un cadre politique capable de générer un certain type de gestion politique fondée sur l’efficacité, et une forme de consensus, qu’il obtiendra d’ailleurs à partir de sa réconciliation avec Jacques Opangault. » (Achille Kissita. Congo : trois décennies pour une démocratie introuvable, Ed. SED, Brazzaville, Congo, 1993).

    Rien n’est plus difficile qu’une séparation surtout lorsqu’on a cru pouvoir sceller une merveilleuse histoire en commun dans une République Une et Indivisible en présence de la France qui affichait officiellement sa volonté de nous apporter ses lumières et son progrès. Ainsi le dit le Général de Gaulle, Président de la Communauté Française, dans son Message à l’Abbé Fulbert Youlou, Premier ministre du Gouvernement provisoire du Congo « En complet accord et en pleine amitié avec la République Française, la République du Congo accède à la souveraineté Internationale ce 15 Août 1960. Brazzaville, ville pour toujours illustre dans le monde des peuples libres, hier haut lieu de la France combattante, aujourd’hui centre de développement de tout un peuple, devient la capitale d’un Etat Indépendant. Unis au sein de la communauté, la République Française et la République du Congo poursuivront fraternellement leur vœu. C’est mon vœu le plus ardent. Vive le Congo. Vive la France. » (Lettre du Général de Gaulle à l’Abbé Fulbert Youlou au sujet de l’Indépendance du Congo, 15 août 1960. DAM, Quai d’Orsay-REF/323 QONT 10).

    De ce vœu ardent, il nous reste de précieux, bien malgré elle, sa langue devenue aussi l’une des nôtres, si bien adaptée à véhiculer les connaissances et le progrès quels qu’ils soient.

    Mais l’assurance de ce vœu n’évacue pas les tensions malgré la réconciliation entre Jacques Opangault et Fulbert Youlou puisque Denis Sassou mènera une guerre contre les civils des régions du Sud Congo en 1998 pour « venger son frère tué dans le conflit de 1959 » dira-t-il. Il ira jusqu’à exiger de l’archevêque de Brazzaville de lui présenter des excuses pour qu’il arrête la guerre contre le Pool et les autres régions du Sud.

     

    Théophile OBENGA, initiateur de la scission, de la partition du Congo« … Il était question de guerres civiles [...]. Après c’est normalement tout le monde qui gagne avec le parti gagnant, pour bâtir ensemble avec toutes les ethnies, toutes les régions, toute la nation retrouvée [...]. A la fin des hostilités criminelles ce n’est pas l’une des 3 nations belligérantes qui a gagné mais bien le Congo à travers les vainqueurs [...]. Si les choses ne sont pas vues de cette manière, on aboutit à la scission, à la partition… » (Théophile Obenga, Pour le Congo – Brazzaville, Réflexions et Proposition, Ed. L’Harmattan, 2001).

     

    CQFD.

    Question pertinente : que Monsieur OBENGA dise qui sont ces trois nations belligérantes dans une République considérée a priori Une et Indivisible ? Et qu’elle est celle ou celles qu’il considère parmi les vainqueurs lesquels se sont rendus génocidaires des Kongo ?

    Depuis, la République qu’on croyait Une et Indivisible s’est « nourrit du sang et des larmes. Il s’agit, vous vous en doutez, du sang et des larmes des autres. Le sang et les larmes des autres qui ont trop coulé. » La discrimination a pris le pas sur la concitoyenneté. C’est ainsi qu’il faut interpréter l’implication sous toutes les formes de Denis Sassou dans le jeu centrafricain. Créer la République du Centre-Afrique en incluant le Nord Congo. La volonté de modification de la Constitution du 20 Janvier 2002 obéit à l’impératif d’avoir la mainmise sur les devises du Sud Congo dont il a besoin pour finaliser la création de la République du Centre-Afrique en facilitant successivement l’arrivée au pouvoir de François Bozizé puis de Michel Djotodia à la condition d’être à son service. D’où la création d’une Banque Centrale à Oyo qui serait la capitale de cette Nouvelle République du Centre-Afrique. C’est ce que dit en substance François Bozizé sur RFI « on confie la médiation au Pompier-pyromane. » La création de l’Etat du Sud Congo est venue contrecarrer son dessein. C’est la raison pour laquelle Denis Christel Sassou, dans sa vidéo projetée lors d’un meeting en salle, traite les Sud Congolais de « vipères qui divisent le pays » et son père Denis Sassou dans son Message du 12 août devant son Parlement réuni en congrès qui acclame fiévreusement, s’adresse aux signataires de la requête qui ont déclaré la création de l’Etat du Sud Congo en ces termes « Evitons d’enfermer le Congo dans le piège des égoïsmes. Plaçons les intérêts supérieurs du peuple et de la nation au-dessus de tout. »

    Peut-on le condamner d’avoir rompu l’unité et l’indivision du Congo pour préserver les siens « des autres » ? Quelle réponse adéquate doit-on apporter à la rupture sibylline de cette indivision sous un tel prétexte aussi fallacieux ? Peut-on condamner les signataires de la requête de déclaration de l’Etat du Sud Congo, seul rempart pour la survie des populations du Sud, de vouloir échapper au génocide ? Vouloir préserver l’essentiel, le droit à la vie pour assurer notre sécurité en tant que les « autres » serait-il un crime ? Doit-on comprendre que les Congolais qui tiennent mordicus au semblant d’une République Une et Indivisible avec sa fausse paix et sa sécurité introuvable cautionnent le génocide commis par Denis Sassou ?

     

    Analyse du Message de Denis SassouDepuis le coup d’Etat du 5 juin 1997 qui lui a permis de reprendre le pouvoir, Denis Sassou a toujours œuvré pour la réalisation de l’Etat du Nord Congo avec l’appui des Plateaux pour la promesse de constituer le Grand Nord. La guerre de 1998 contre les civils avait pour but d’éliminer tous les cadres du Sud Congo pour accélérer la rupture de l’unité et l’indivision, sacrifiant la concitoyenneté au profit de la discrimination.

    L’analyse approfondie du Message sur l’état de la soi-disant Nation prononcé par Denis Sassou devant son Parlement réuni en congrès le mardi 12 août 2014, contrairement à ce qu’il pourrait paraître, n’est pas un chapelet de répétitions, comme radoter sur les mêmes promesses, les mêmes réalisations. Bien au contraire, le Message est un discours riche de vérités. Ce Message montre bien les avancées des réalisations. Le plus important est de savoir situer où ces avancées et ces réalisations extraordinaires ont été faites. Si on remplace le Congo par le Nord Congo dans tous ses discours, alors L’Espérance, La Nouvelle Espérance, Le Chemin d’Avenir, et le Message du 12 août 2014, devant le parlement réuni en congrès du PCT, sur l’état de la Nation (Nord Congo) mettent en exergue les étapes accomplies pour L’Emergence 2025 de l’Etat du Nord Congo.

    De l’invective et « des autres »

    « Nous ne voulons pas de la démocratie de l’invective. Celle qui se nourrit du sang et des larmes. Il s’agit, vous vous en doutez, du sang et des larmes des autres. Mais, nous n’allons pas recommencer. Le sang et les larmes des autres ont trop coulé dans ce pays. Nous disons : ça suffit ! » (Message de Denis Sassou le 12/08/2014)

    Mais qui l’invective, ceux qui font état du génocide des Kongo du Sud Congo, ceux qui font état des disparus du Beach dans les conditions atroces que l’on connaît ? L’Invective étant par définition une suite de paroles injurieuses contre quelqu’un. Où est donc l’injure à partir du moment où la personne qui l’énonce est à la plus haute fonction d’un système ayant conduit à un génocide programmé des populations du Sud Congo en vertu de la Politique Grand Nord de Denis Sassou pour faire main-basse sur l’ensemble du Sud Congo ?

    De la confiance

    S’agissant de la « confiance dans l’avenir et des sacrifices consentis par tous », dont fait état Denis Sassou dans son Message du 12 août 2014 devant son Parlement, ces propos impliquent, par le « consensus par tous », que tous ses compatriotes à partir de la rive gauche de la Léfini, puisqu’il qualifie ceux de la rive droite des « autres », étaient alors d’accord, ce que nous ne croyons pas, afin de pratiquer le génocide des trois quart de million de Kongo qui manquent à l’appel. C’est l’objet réel de la guerre contre les civils au Sud Congo entre 1997 et 2005 dont fait état Théophile Obenga.

    Ces propos marquent, dans l’esprit de Denis Sassou, sa volonté de génocide du Sud Congo en impliquant les siens, car le « par tous » ne peut impliquer le peuple Kongo lui-même, de la Léfini à l’Océan.

    Quelle audace à se prévaloir de « ses choix politiques » et de la confiance en eux « par tous », y compris ceux à qui s’appliquait sa « Politique Grand Nord » par son génocide systématique, de sa Guerre contre les Civils, pendant la « transition » 1997 à 2002. Est-ce à dire implicitement maintenant que le « travail » est fait par le génocide de trois quart de million de Kongo, que ceux du Nord doivent avoir « confiance en l’avenir tant les horizons paraissent ouverts et les perspectives prometteuses » ? Tous ces propos sont implicitement caractéristiques de la psychologie profonde de celui qui les prononce devant un tel parterre de la Représentation Nationale aussi contestable soit-elle, non pas par les Hommes, mais par l’adoubement autocratique.

    Et quel affront, de la part du génocidaire lui-même à venir dire : « Quel lourd tribut collectivement payé afin que s’ouvre à nous (nord Congo) la voie du renouveau et de la cohésion nationale ». Comment la victime peut aimer de plein gré son bourreau ? Encore un aveu se comprenant bien, en se positionnant du point de vue Grand Nord. Au mieux, ce vœu de « cohésion nationale » ne concerne que ceux du Grand Nord où multiples Peuples coexistent par la force des armes, non par la volonté du cœur, car au sud, de la Léfini à l’Océan, la cohésion nationale est de fait étant tous des Kongo. Ce que comprennent tout à fait tous nos partenaires pour la pérennité du commerce.

    D’où l’on déduit encore de ses propos la scission de Monsieur Sassou, sa volonté de construire l’ex-République du Congo en ayant attribué 99% du commandement aux ressortissants du nord et confisqué le produit de la totalité des richesses du sud, pour établir sur le sud une colonisation Mbochi noire substituée à une colonisation blanche. D’où les expressions du type dans les manuels scolaires édités ayant cours au Congo : Oko montre la mer à Taty. Oko, un ressortissant du Nord où il n’y a ni mer ni océan, se permet de montrer à Taty l’océan Atlantique, alors que Taty, ressortissant du Sud a toujours vécu en présence de l’océan. D’où aussi sa partition de l’ex-République imputable à la politique Grand Nord avec crimes avérés de Monsieur Sassou contre l’Humanité par le génocide massif des Kongo.

    De la vérité génocidaire à ne pas oublier et à restituer

    Monsieur Sassou entend des voix : il faut être bien jeune pour dire, ou faire dire, que « le Congo a toujours été tel qu’il est aujourd’hui » alors que c’est Lui sciemment qui l’a détruit. La vérité est simple, et l’on ne devrait jamais cesser de la restituer : c’est sa Guerre contre les Civils opérée en 1997 contre le Président Lissouba puis, dans le cadre de sa politique « Grand Nord » pendant la transition 1997-2002 pratiquée avec ardeur, folie meurtrière et un génocide de masse contre les Kongo, la cause, lequel implore « sa réconciliation nationale », un génocide qu’il vient qualifier de « tragédie de 1997 » ingénument, après avoir fait détruire et rendu « meurtri et exsangue » le Sud Congo.

    C’est cette vérité génocidaire que les Congolais du Sud Congo ne doivent jamais oublier et ne cesseront de restituer, et non pas comme il le dit : la « vérité que l’on (Vous Nord Congo) ne devrait jamais cesser de restituer », car la vérité officielle du point de vue Nord Congo n’est faite que d’omissions et de négationnisme.

     

    Aussi, le Message du 12 août 2014 se traduit aisément du point de vue Nord Congo, partisan que Denis Sassou a toujours été du Nord Congo jamais dans la soi-disant République Une et Indivisible : « redonner confiance et espoir au (Nord) Congo afin qu’il (Nord Congo) redevînt maître de son destin. C’est ce que nous avons fait. Ensemble (Nous, Nord Congo). Grâce à l’effort national (Nord Congo) que nous avons conduit sans relâche, avec patience et abnégation, nous (Nord Congo) avons réuni les conditions les plus favorables du développement de notre pays (Nord Congo ayant asservi le Sud avec commandement à 99% et capture de ses devises) ».

    C’est ce que le Peuple Congolais du Sud Congo vous reproche, « avoir substitué la noire à la blanche » et la raison pour laquelle Nous, Congolais du Sud Congo, avons toujours pris votre « Chemin d’Avenir » proclamé en 2009 pour un marché de dupe. Votre ambition affichée « de transformer le Congo, de le moderniser, de l’industrialiser en vue de le conduire avec assurance à la prospérité » n’étant pris que du point de vue Nord Congo en gardant les devises.

    De quelle paix, parle-t-on ?

    De quelle paix parle-t-il : « La paix est durablement établie. Le spectre de la violence est à jamais éloigné ». N’est-ce pas là le cri de victoire de trop qui montre que la Guerre contre les civils Kongo du Sud Congo était bel et bien entre le Nord et le Sud ? Et de poursuivre en clamant : « Les institutions politiques remplissent convenablement leur office conformément à leurs missions ». De quelles missions secrètes s’agit-il, d’asservir les Kongo du Sud Congo en dirigeant et confisquant tout pour le Nord ? N’est-ce pas reconnaître que toute Institution Politique au Sud est de fait asservie ? On comprend sa congratulation : « nous ne pouvons pas nous empêcher de dire que de grandes avancées ont été accomplies dans l’approche de nos objectifs », tout cela d’un point de vue nordiste destiné à maintenir sa gouvernance sur le Sud.

    Prise d’otages politiques entre Etat Nord Congo et Sud Congo

    Avec audace risible, l’affirmation autocratique « Notre démocratie s’affermit chaque jour ». De quelle démocratie, celle qui s’avère précaire avec sa prise d’otages politiques qu’il a capturés le 21 août 2013 à Pointe-Noire et jugés pour atteinte à la sûreté de l’Etat le 8 avril 2014 pour demande de démission du gouvernement et instauration d’un gouvernement d’Union Nationale, chef d’accusation connu le 31 mars 2014 avec un jugement du 8 avril 2014 libérant la moitié (14) des accusés, condamnant l’autre moitié (14) autres à de lourdes peines de prison ? Quant à moi-même, condamné par contumace à trente ans (30) de travaux forcés, équivalant dans l’esprit de l’Autocrate à un bannissement à vie de fait pour m’éloigner et me neutraliser. Lui qui vient d’auréoler feu le Président Nelson Mandela contre la colonisation blanche, surtout, en particulier contre le génocide blanc en Afrique du Sud, alors qu’il est lui-même l’auteur d’un génocide opéré par la colonisation Nord Congo sur les Kongo.

    Aussi, par ce texte, je tiens à interpeller la Communauté Internationale pour qu’elle se porte garante de la sécurité des Hommes emprisonnés à Pointe-Noire depuis le 21 août 2013, dispersés le 17 juillet 2014 par Monsieur Sassou dans les geôles du Nord Congo par groupe de deux ou trois de qui nous n’avons depuis plus aucune nouvelle. Les Autorités Internationales, tenues informées au jour le jour, suivent la situation, s’agissant d’une prise d’otages politiques entre les Etats Nord Congo et Sud Congo.

     Identité sémantique et Relativité politiqueIl est temps d’éclaircir une question d’Identité Sémantique et de Relativité Politique. Par un effet relatif, dire qu’il existe une entité dite Sud Congo implique de facto la reconnaissance de l’existence d’autres entités telles Nord Congo, Ouest Congo, Est Congo, sans être exhaustif, en ajoutant tous les qualificatifs en suffixe ou en préfixe possibles et imaginables, ayant toutes en commun la même racine moderne Congo. Il est très important de faire très attention à cette sémantique qui peut se retourner, car ceux au nord (rive gauche) de la Léfini ne sont pas en droit de porter l’ethnonyme ancestral de Kongo n’étant que Congo, mais seulement que dans le cadre de la République Unie de l’ex-Congo Brazzaville.

    Seule l’ex-République Unie du Congo Brazzaville pouvait le faire par un effet même de la République où ceux du Sud concédaient la consonance de l’ethnonyme Kongo en gage de bonne volonté à leur participation associative à la République naissante des Indépendances sous la forme écrite Congo, ayant même consonance que celle de Kongo, mais sans concession de leur ethnonyme Kongo.

    D’où la subtilité qui est le fondement même de la différentiation entre Kongo, étant un ethnonyme ancestral, inaliénable et incessible, et le vocable moderne Congo ayant même consonance, n’ayant en fait jamais concédé que la consonance, où Congo est l’usufruit de la consonance Kongo, et Kongo la nue-propriété de l’ethnonyme Kongo.

    D’où la subtilité à désigner la République du Sud Congo issue du partage contraint de la République Unie du Congo Brazzaville où les Kongo du Sud Congo apportaient la consonance de Congo à la République sans concession de leur ethnonyme Kongo, d’une part, et d’autre part, le qualificatif Brazzaville, ville Kongo du Sud Congo, siège de la capitale de la République Unie du Congo Brazzaville, pour la différencier de la République Démocratique du Congo, qui est aussi partiellement Kongo vers le Sud.

    Disons que, dans le cadre de l’ex-République Unie du Congo Brazzaville, la création de l’Etat du Sud Congo, vue de l’ancienne République dans le cadre moderne Congo, équivaut à la création de l’Etat Sud Kongo, vu des Pays d’ethnonyme ancien Kongo, lequel Etat Sud Kongo alias Sud Congo pour le différencier des autres Kongo des pays amis d’Angola, du Cameroun, du Gabon et de Kinshasa, mais cela vu relativement dans le cadre ancestral de l’aire géographique des Kongo.

    Aussi, dans ce poème du Sud Congo = Sud Kongo, il apparaît préférable de garder comme écriture l’ethnonyme Kongo qui fait référence à tous les Kongo ayant l’avantage d’être prononcé Congo dans le cadre du Sud Congo. L’écriture ou l’entendement Kongo/Congo est une diversité qui avait besoin d’être précisée :

     

    Kongo, ô Kongo,
    Mon beau Pays tant vénéreras,
    Sang pétri de nos Ancêtres,
    Ma belle Patrie tant aimeras.

    Kongo, ô Kongo,
    A ton si Grand Cœur Africa,
    A ton Étoile faite de splendeur,
    De Nos Ancêtres, guide, restera.

    Kongo, ô Kongo,
    Sang de tes enfants coulera,
    Contre Nous de la tyrannie,
    Mais Nkutu Mballa renaîtra.

    Kongo, ô Kongo,
    Pour ceux jamais ne reverrons,
    Larmes d’Ambre, Pleurs Kalunga,
    Maux et Malheurs encore souffrons.

    Kongo, ô Kongo,
    Debout, Enfants de la Patrie,
    Soleil Nouveau resplendira,
    En avant Kongo, avec Lambi.

    Kongo, ô Kongo,
    Altruisme de nos Pères, soyons,
    Libres et Solidaires, serons,
    Kongo et Progrès, bâtissons.
    Sous le Drapeau.

     

    Revenons au Message du 12 août 2014Peut-on se glorifier d’un système en déficit ?

    Pour revenir à ce discours d’intendance Nord Congo de Monsieur Sassou prononcé devant la dite Représentation Nationale le 12 août 2014, le préambule montre d’énormes insuffisances des connaissances financières internationales. Pour un chef d’Etat, il est impossible de se glorifier, ni d’un système en déficit, ni d’un système en excédent qui appelle nécessairement l’inflation. Et même si partout un système n’est sain par définition que s’il s’équilibre. Mais il n’est pas nécessaire de demander à un général d’avoir des principes profonds sur sa solde, et surtout sur la provenance des moyens financiers qui permettent ses rétributions. Et quant à dire que « la condition sociale s’améliore », d’où vient-on avec un revenu à moins d’un dollar par jour pour plus de la moitié de nos compatriotes, Nord et Sud ?

    Il n’est pas non plus nécessaire de souligner qu’entre rentrées et sorties, il existe une infinité de points d’équilibre !

    Donc, cette litanie sur les réalisations faites ou en cours n’influe en rien sur la qualité de vie de l’immense majorité des concitoyens. Tous les objectifs des entreprises ont pour but essentiel de vendre en externe sans se soucier du revenu dépensé au Pays. C’est un bât blessant, s’agissant de « communistes disant se soucier du Peuple ». Quand bien même une production se fera au Sud, les devises acquises iront au Nord. Et comme le revenu essentiel provient des ressources pétrolières lesquelles sont exprimées en devises, toute dite croissance ne provient que du marché international. Donc, une croissance exogène aléatoire s’opposant à une croissance endogène, car il est plus aisé pour les tenants du système de toucher une rente plutôt que de créer !

    Peut-on encore croire à Denis Sassou ?

    Qui peut croire Monsieur Sassou quand il minaude, disant vouloir « une démocratie apaisée, fraternelle, où chaque citoyen exprime librement ses opinions » ; quand Monsieur Sassou dit d’un ton patelin : « Nous ne voulons pas de la démocratie de l’invective. Celle qui se nourrit du sang et des larmes. Il s’agit, vous vous en doutez, du sang et des larmes des autres. Mais, nous n’allons pas recommencer. Le sang et les larmes des autres ont trop coulé dans ce pays. Nous disons : ça suffit ! » ? Qui se nourrit « du sang et des larmes des autres » si ce ne sont ceux qui ont opéré le génocide des Congolais du Sud en tant que Kongo ? Et comment recevoir cette qualification des « autres » si ce n’est pas faire référence aux Kongo, ce qui laisse supposer que Monsieur Sassou les considère de fait comme des étrangers, ce qu’ils sont effectivement vu de son point de vue du Nord Congo !

    Evidemment, à vouloir nier la vérité et faire disparaître les témoignages accablants, il s’agit pour lui de gagner du temps à défaut d’en répondre devant l’Eternité. Aussi, chacun comprendra, dans ces conditions, que la solution sage est celle d’aller dans le sens de Monsieur Sassou qui n’a pas hésité à sacrifier la République du Congo par un partage de fait, ne suivant pas l’objectif du Président Marien Ngouabi en 1972 qui assignait au PCT l’objectif d’une République Unie, ce qui supposait de fait un équilibre entre le Sud Congo et le Nord Congo.

     L’esprit libre, construire l’avenir, notre futur autrementAussi pour se prémunir d’un nouveau génocide des Congolais du Sud, les Kongo, par l’Etat nordiste de fait siégeant à Oyo, la solution la plus sage pour tous est celle que nous avons préconisée : la création de l’Etat du Sud Congo effectuée par la remise de la requête d’Indépendance aux Nations Unies le 30 avril 2014 qui est irréversible.

    Charge aux Citoyens du Nord d’élire, voire de conserver leur Président par la modification de la Constitution du 20 Janvier 2002 comme le veut Monsieur Sassou ; ce qui lui laisse la possibilité d’échapper aux poursuites internationales en ayant l’immunité présidentielle. Il faut être clair sur cette procédure : le Peuple du Sud Congo (Kouilou, Niari, Bouenza, Lékoumou et Pool) ne doit pas être impliqué dans ce référendum de modification de la Constitution. Le seul référendum où notre Peuple du Sud Congo sera impliqué est celui de l’Autodétermination organisé par les Nations Unies lorsque seront nommés l’Administrateur Judiciaire et le Gouvernement Provisoire de l’Etat du Sud Congo. Tout cela pour libérer enfin les consciences du Sud Congo de cette ère et pour recréer la confiance des Peuples entre eux, et l’esprit libre construire l’avenir, notre futur autrement.

     

    Modeste BOUKADIA
    Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo
    Condamné à TRENTE (30) ANS de travaux forcés

    Pour crime d’être démocratie et d’exigence de bonne gouvernance.

    Paris, le 25 août 2014 – 09:09


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    P.C.T./CAMPAGNE ELECTORALE : LES CITOYENS DENONCENT DES PRATIQUES CONFINANT AU CHANTAGE ET A L'EMBRIGADEMENT FORCE

    Nous venons de recevoir un message du Congo par le biais du menu Contact du blog. Il suffit de cliquer sur "Contact" pour nous envoyer un message. Prenez un pseudo si vous redoutez quelque chose. De toute façon, nous n'exposons jamais les vrais noms de nos sources sauf lorsqu'ils en font la demande explicite.

    Rappelons qu'en ce moment au Congo, le contexte tombe en pleine campagne d'élections locales. Le P.C.T. (Parti Congolais des Tricheurs) n'arrête pas d'innover en matière de pratiques illicites dans notre pays en vue de remporter les élections.

    Nous apprenons des choses étranges qui se pratiquent surtout dans la partie sud du Congo, des pratiques qui sont imaginées et imposées par le P.C.T., le parti des crocodiles de l'Alima, des sauriens prêts à tout pour conserver le pouvoir et la domination du nord sur le sud :

    1) Pour être chef de quartier, il faut être membre du P.C.T. comme à l'époque du monopartisme (en fait, nous sommes revenus à cette époque - même si le P.C.T., pour des raisons de théâtralisation politique en vue de produire l'illusion du multipartisme et de la démocratie, permet l'existence de partis totalement dominés, écrasés ou inféodés). C'est une pratique illégale dans la mesure où un chef de quartier n'est pas le représentant d'un parti politique mais une personnalité choisie par ses concitoyens pour les représenter auprès des autorités et rien n'oblige qu'il soit du parti au pouvoir : il devrait même être totalement apolitique ;

    2) Les pièces d'Etat civil s'obtiennent sous condition : il faut battre campagne pour le P.C.T. si on veut obtenir une carte d'identité. Ceci est révélateur d'une politique de distribution ciblée des pièces d'état civil : si on ne délivre pas de cartes d'identité aux membres présumés de l'opposition, ceux-ci ne peuvent pas voter. Encore une pratique illégale en complète rupture avec la constitution du pays qui fait valoir que tout Congolais a le droit de posséder une carte nationale d'identité s'il est majeur et en fait la demande, des pièces d'état civil supposées gratuites ;

    3) Il faut payer pour se faire embaucher dans une société - quand bien même celle-ci cherche des employés (tous les moyens sont bons pour se faire de l'argent facile) ! Et qui sait si on ne vous demandera pas un jour de verser chaque mois une partie de votre salaire avant de vous recruter ? Vous êtes au chômage, une société recrute mais vous êtes d'abord contraint à verser une certaine somme d'argent pour qu'on vous propose un emploi et encore ! C'est tout simplement du chantage. Et parfois, il faut encore battre campagne pour le P.C.T. ou pour une de ses antennes comme M.A.R. !

    Dirigé par un système mafieux appelé P.C.T. quand ce n'est pas cette secte occulte nommée franc-maçonnerie à la congolaise, en fait les deux ne faisant qu'un, la secte dans le parti PCT et le Parti PCT dans la secte, le Congo n'arrête pas d'inventer de nouvelles antivaleurs - soit pour conserver le pouvoir, soit pour avoir de l'argent facile, en fait, les deux versants d'un même processus qui conduit à l'enrichissement mal acquis.

    C'est en tenant compte de ce système électoral complètement pipé et truqué de sorte que le P.C.T. l'emporte toujours et par tous les moyens, que nous avons invité les partis de l'"opposition" intérieure à boycotter les élections mais, ils savent que le P.C.T., même s'il s'octroie la part de l'éléphant, laisse quelques os aux autres partis. Et comme des vautours, notre pseudo-opposition intérieure se jette sur ces ossements avariés - question de vivre des restes que le pouvoir des crocodiles de l'Alima veut bien laisser pour créer l'illusion d'un espace démocratique - alors que nous sommes revenus à la dictature pure et dure dans son expression fasciste : le parti unique ! D'ailleurs, n'est-il pas étrange que le P.C.T. ait repris comme logo le drapeau rouge de l'époque du parti unique symbolisant le triomphe et le règne politique du P.C.T. ? Comment un parti politique peut-il avoir pour logo l'emblème d'un ancien drapeau national ? Du jamais vu ! Peut-on imaginer en Allemagne un parti politique officiel qui prendrait pour emblème le drapeau de l'Allemagne de l'époque nazie sous Hitler ? C'est un message que nous avons bien décrypté... LA DICTATURE DU PARTI UNIQUE IS BACK !

    MessageEnrolement.jpg

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    REACTIONS (source : Demain le nouveau congo) :

    Bjr Cher LDM, 
    Passé quelque peut inaperçu un détail non moins important de l'ami correspondant de Ponton qui conclut en écrivant:
    "LE PCT TUE SA JEUNESSE DU SUD... CRUEL CE GROUPES D'INDIVIDUS" 
    C'est de là qu'il faut tout comprendre et poser sans détour et froidement, le postulat d'analyse pour l'avenir de ce pays!

    Commentaire n°1 posté par Mudumango hier à 22h10

    Mon cher Mudumango, il y a deux poids, deux mesures entre le nord et le sud : hier, quelqu'un dénonçait des barrages sur la route nationale du sud érigés par des douaniers, des policiers et des gendarmes. Voilà que quelqu'un d'autre évoque des pratiques qui ne s'appliquent qu'à la jeunesse du sud ou au sudiste en général. L'ethnorégionalodiscrimination apparaît de plus en plus criarde. C'est l'histoire elle-même qui tirera un jour les conclusions et les décisions qui s'imposent. Arrivera certainement le jour où la jeunesse du sud refusera de mourir...même symboliquement !

    Réponse de Le Lion de Makanda (LDM) hier à 23h02

    Parfaitement en accord avec vous!
    Juste que l'histoire ne pouvant être écrite que par les Hommes, il n'appartient donc qu'à ces mêmes Hommes d'en tirer les conclusions et les décisions qui s'imposent aujourd'hui. Ce jour où cette jeunesse du sud refuse de mourir est arrivé!


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