• Extrait Rapport CCFD sur les biens mal acquis (corruption, détournements et blanchiments)

    Chers amis,<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

    Je vous fais suivre pour lecture trois pages du rapport du CCFD, sur le Congo-B, ainsi que des liens sur lesquels on peut télécharger le dit rapport.<o:p></o:p>

    Christian<o:p></o:p>

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    http://www.ccfd.asso.fr/e_upload/pdf/biens-mal-acquis-profitent-trop-souvent-doc-travail-ccfd-mars2007.pdf<o:p></o:p>

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    Ce rapport est un document de travail produit dans le cadre du CCFD (Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement). <o:p></o:p>

    Le principal auteur de ce rapport est Antoine Dulin, avec le concours et sous la responsabilité de Jean Merckaert, chargé du plaidoyer sur le financement du développement au CCFD. (Page 54, 55 et 56 du rapport on peut lire sur le Congo Brazzaville) <o:p></o:p>

    CONGO BRAZZAVILLE<o:p></o:p>

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    Denis Sassou-Nguesso est au pouvoir au Congo Brazzaville depuis 1997, à la suite d’un coup d’Etat. <o:p></o:p>

    Il avait déjà dirigé de façon très musclée le Congo Brazzaville de février 1979 à août 1992. <o:p></o:p>

    Il a assuré durant toute l’année 2006 la présidence de l’Union africaine. Ces différents titres ne l’empêchent pas d’avoir détourné des fonds publics congolais pour son enrichissement personnel.<o:p></o:p>

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    En 2001, un rapport du Fonds monétaire international, faisant suite à une mission début novembre 2001, dénonçait les affectations des fonds publics congolais dans des comptes privés autres que ceux du trésor public. Selon le FMI, entre 1999 et 2002, 248 millions de dollars provenant de l’extraction du brut n’ont pas laissé de traces dans la comptabilité nationale.<o:p></o:p>

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    Dans le budget 2003, sur les 800 millions de dollars de rente pétrolière, seulement 650 millions $ ont été inscrits. Sassou-Nguesso a ainsi, pendant des années, pillé les richesses du pays. Il a profité des bonus - des prêts gagés ou préfinancements - des diverses commissions sur la vente du pétrole, et de la PID "provision pour investissements diversifiés", véritable caisse noire, non budgétisée de 1997 à 2002. <o:p></o:p>

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    Elf, puis Total, qui fournit à l’Etat congolais 70% de ses revenus pétroliers, ont été à la tête de ces malversations. Sa fortune provient aussi de rétro-commissions touchées sur des contrats de passation de marchés publics, du pillage du trésor public…<o:p></o:p>

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    L'action judiciaire de " fonds vautours ", qui avaient racheté à bon compte une partie de la dette congolaise, a mis au jour, en 2005, un système de sociétés écrans contrôlées par des hommes proches du président Denis Sassou-Nguesso. Selon les jugements de juridictions britannique et américaine, ces sociétés déviaient une partie de l'argent du pétrole vers des comptes bancaires situés dans des paradis fiscaux.<o:p></o:p>

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    Le 28 novembre 2005, la chambre commerciale de la Cour royale de Londres condamnait le Congo à rembourser des créances impayées à Kensington International, un fond vautour basé dans un paradis fiscal, les îles Caïman. <o:p></o:p>

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    Au coeur du dispositif, on découvre une petite entreprise basée aux Bermudes, Sphynx Bermuda, au capital de 12 000 dollars seulement, qui a réalisé des opérations pour un montant de 472 millions de dollars !<o:p></o:p>

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    Elle achetait du pétrole à la Société Nationale des Pétroles du Congo (SNPC), souvent au-dessous des prix du marché et le revendait sur le marché international. Selon la Cour royale de Londres, il n'y a «  aucun lien entre les espèces qui transitaient par ses comptes bancaires et les sommes d'argent qu'elle aurait dû recevoir en contrepartie du pétrole qu'elle vendait ». <o:p></o:p>

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    Ces deux sociétés ont le même dirigeant : Denis Gokana, un conseiller de Sassou-Nguesso. Le fils du président en faisait aussi partie.<o:p></o:p>

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    En avril 2006, c’est au tour d’un juge fédéral américain de juger recevable une plainte de Kensington International contre le groupe bancaire français BNP Paribas et la Société nationale pétrolière congolaise pour blanchiment d’argent. Ces dernières se seraient associées pour cacher sciemment aux créanciers de Brazzaville des revenus tirés de la vente de pétrole par le biais d'un système de prépaiement « complexe et structuré de manière inhabituelle. »<o:p></o:p>

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    Sous la conduite de M. Itoua, la société nationale pétrolière congolaise a, de 2001 à 2004, utilisé une étourdissante série de transactions fictives complexes et de compagnies paravents pour piller la richesse pétrolière du pays. <o:p></o:p>

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    Parmi les intermédiaires supposés, on trouve une société enregistrée aux Iles vierges britanniques avec " pour seul identifiable lieu d'activité... une résidence privée à Monaco ".<o:p></o:p>

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    Ces deux exemples montrent bien que le Congo Brazzaville cache sciemment ses revenus pétroliers. <o:p></o:p>

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    Et, alors même que 70 % de la population congolaise vit avec moins d’un dollar par jour, le président Sassou-Nguesso et ses proches collaborateurs mènent grand train. Venu prononcer un discours de quinze minutes au sommet du 60e anniversaire de l'ONU en septembre 2005, il aurait dépensé 140.000 euros pour une semaine en note d'hôtel. <o:p></o:p>

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    En visite à Paris pour la conférence sur les mécanismes innovants de financement du développement, fin février – début mars 2006, Sassou serait descendu accompagné de 87 personnes au luxueux hôtel Meurice217. Il aurait réitéré les mêmes exploits l’année dernière lors de deux voyages à New York. Il aurait dépensé plus de 400000 dollars en factures d’hôtel.<o:p></o:p>

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    Denis Sassou-Nguesso s’est ainsi constitué avec ses proches une richesse colossale, qu’il est difficile aujourd’hui d’estimer. On trouve en 1997 un compte numéroté de 140 millions $ déposé dans la banque luxembourgeoise SEB et géré par son ministre de la justice. <o:p></o:p>

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    Il détiendrait d’autres comptes en Suisse, aux Etats-Unis et sans doute en France, pour lesquels il n’a jamais été inquiété.<o:p></o:p>

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    Il possède également avec sa famille, dont sa fille est la femme du président gabonais, O. Bongo, de multitudes de biens au Congo Brazzaville. Il contrôlerait, avec sa famille, une bonne partie de l’économie de son pays. <o:p></o:p>

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    Sa fortune était évaluée à plus d’un milliard de francs français en 1997 par F-X Verschave.<o:p></o:p>

    Il possèderait aussi de nombreuses propriétés en Espagne, au Maroc et bien sûr en France : " un très grand pied à terre " au Vésinet (La villa Suzette, avenue Galliéni), à l’Ouest de Paris et un appartement avenue Foch à Paris.<o:p></o:p>

    Il serait également propriétaire d’un appartement avenue Rapp. <o:p></o:p>

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    De plus, si on se réfère au travail accompli par des citoyens congolais sur les biens mal acquis " des nouveaux riches congolais " , on découvre que beaucoup de ses proches possèderaient des propriétés dans la région parisienne. <o:p></o:p>

    Ainsi, son neveu Wilfrid, qu’il a nommé conseiller politique et qui dirige la société congolaise des transports maritimes (Socotram), possèderait un appartement de 550 m² avec une belle terrasse de 100 m². <o:p></o:p>

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    Selon les chiffres des agences immobilières proches, le logement peut être évalué entre 2,5 et 3 millions d’euros. Le neveu du président congolais aurait aussi un faible pour les voitures de luxe : Porsche, Mercedes, BMW, Jaguar et une Aston Martin DB9 auraient leur place dans les sous-sols de l’immeuble.<o:p></o:p>

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     Le frère du président, Maurice Nguesso, PDG de la compagnie pétrolière Likouala SA, plusieurs fois mise en cause par la justice, possèderait une propriété à Argenteuil. Un autre neveu, Edgard Nguesso directeur du domaine présidentiel, posséderait un bel appartement dans le 16ème arrondissement à Paris. La liste est longue et hormis la famille de Sassou-Nguesso, elle révèle de nombreux biens au Congo ou en France, détenus par l’entourage du président congolais et par de hauts fonctionnaires… à croire que les ressources du pétrole ne profitent qu’à eux !<o:p></o:p>

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    Quant à Pascal Lissouba, l’ancien président du Congo (1992-1997), renversé par Sassou-Nguesso, il passe des journées tranquilles en France, après son exil à Londres, dans un hôtel particulier rue de Prony dans le 17ème arrondissement de Paris. <o:p></o:p>

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    Il aurait acquis cette villa alors qu’il était encore au pouvoir. C’est M. Houdray, directeur de la FIBA, qui aurait procédé à l’acquisition, à partir d’un compte du président Lissouba à la FIBA, lequel était alimenté par le ministère des Finances et par des fonds d’origine inconnue. <o:p></o:p>

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    C’est aussi, à partir de ce compte que l’épouse du président aurait effectué de nombreux retraits d’espèces qui, parfois, dépassaient le million de francs français. La villa se situe curieusement à côté de l’ancienne résidence de l’ancien " Monsieur Afrique " de l’Elysée, Jacques Foccart…<o:p></o:p>

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    Alfred Sirven, ancien directeur aux Affaires Générales d’Elf, a reconnu à l’audience avoir transféré plus de 50 millions de francs français, appartenant à P. Lissouba du Liechtenstein à Jersey et Monaco. « Il était à l’époque nécessaire de vider ses comptes et de transférer physiquement l’argent ailleurs. »<o:p></o:p>

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    Une chose est certaine : c’est qu’il ne fait pas bon enquêter pour savoir où va l’argent du pétrole au Congo Brazzaville. Début avril 2006, deux militants engagés dans la lutte contre la corruption ont été incarcérés à Brazzaville après avoir été inculpés "d'abus de confiance" et de " faux en écriture ". <o:p></o:p>

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    Christian Mounzéo, président de la Rencontre pour la paix et les droits de l'homme (RPDH), et Brice Mackosso, de la Commission justice et paix de l'Eglise catholique, militent dans la coalition " Publiez ce que vous payez ", qui exige des autorités plus de transparence dans la gestion de la rente pétrolière. <o:p></o:p>

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    Ils ont été condamnés en décembre 2006 à une peine de prison avec sursis et une amende. Leurs condamnations devaient mettre fin à leur interdiction de sortie du territoire congolais. <o:p></o:p>

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    Mais depuis, ils ont été empêchés de se rendre au Forum social mondial à Nairobi en janvier 2007 et au Sommet citoyen France-Afrique en février 2007 à Nairobi au Kenya.<o:p></o:p>

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    http://www.clickoblog.com/a1c7f2e3fca793bab37aea65889d25b0b<o:p></o:p>


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