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22 Juillet 2014, Ste Marie-Madeleine
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Bonjour, chers Visiteurs et Amis !

Le monde est à l'ère des Blogs. Moi aussi, comme d'autres avant moi, je ne déroge pas à la règle, à la tentation.

Mais, ce Blog est dédié à mon pays, la République du Congo (Brazzaville), à ne pas confondre avec la République Démocratique du Congo (RDC) dite aussi Congo-Kinshasa (ancienne colonie belge).

Mon Congo à moi est l'ancienne colonie française qui, dans le temps, s'appelait Moyen-Congo.

Il se passe des choses dans mon pays. L'actualité en abonde. Des coups d'Etat orchestrés depuis l'étranger, avec la complicité des rapaces locaux, aux guerres sans fin, en passant par les génocides et les crimes contre l'humanité inavoués et qui ne disent pas leur nom, le Congo-Brazzaville n'échappe pas aux turbulences qui secouent toute l'Afrique. Nous aurons l'occasion d'y revenir, d'en parler tout au long de l'existence de cet espace.

D'ici-là, je vous souhaite à toutes et tous, la BIENVENUE !

CONGOLAIS, DEBOUT !

 

L’IRREVERSIBILITE DE L'OPTION SÉCESSIONISTE EN AFRIQUE :

LE CAS DU CONGO-BRAZAZAVILLE

par Daniel Nkouta

 

 

XVIIIe sièclecolonisation de terres initialement occupées par des peuples indigènes qui, dans la plupart des cas n’ont pas disposé d'organisation étatique ou de système de propriété organisé, fut le principe de terra nullius. Le philosophe suisse et théoricien du Droit international Emer de VattelChristian WolffGottfried Wilhelm Leibnizindigènes. Cette terre n'étant pas cultivée, elle n'était pas considérée comme utilisée à bon escient. Ceux qui ont fait l'effort de la cultiver ont par conséquent le droit de propriété sur elle.

 

AustralieBritanniquesexpropriationaborigènes le courant de la décolonisation, il s’est avéré nécessaire en Droit international de trouver et d’organiser l’application des principes qui allaient permettre de gérer au mieux l’accession à l’indépendance des nouveaux Etats ainsi crées. Il s’est agit surtout de résoudre la question de la délimitation de nouvelles frontières d’Etats à la souveraineté nouvelle dont il fallait assurer la stabilité.

 

Les Etats d’Amérique latine vont alors, dans leurs déclarations d’indépendance s’inspirer d’un principe du Droit romain « uti possidetis, ita possideatis » qui signifiait qu’un interdit du Prêteur prohibait toute atteinte au statu quo immobilier autrement dit :  « comme tu as possédé, tu continueras à posséder». Cette règle de Droit privé a été ensuite transposée en Droit international public pour régir la délimitation des frontières qui signifie alors: «En cas de substitution de la souveraineté du fait de la décolonisation, les frontières établies  par la puissance coloniale s’imposent au nouvel Etat au moment du transfert territorial ». En d’autres termes, ce principe d’une manière générale consiste à fixer les frontières en fonction des anciennes limites administratives internes à un État préexistant dont les États nouveaux accédant à l’indépendance sont issus. En cas d’accession à l’indépendance, la nouvelle structure étatique va se fondre internationalement dans les frontières internes qu’elle possédait dans le cadre de l’Etat préexistant. Ce fondant sur ce principe, les Etats s’autorisent alors à contester et à réclamer un territoire qui a été acquis par la guerre. Le principe fut ainsi historiquement utilisé pour légitimer les conquêtes territoriales, par exemple l'annexion de l'Alsace-Lorraine par l'Empire allemand en 1871.

 

Ce principe de l’uti possidetis juris ita possideatis  longtemps considéré comme une règle coutumière d’application régionale, et présumé être la solution idoine pour le maintien de la paix, sera adopté par cette fameuse nébuleuse, instrument au service des puissances occidentales dénommée par abus de langage : la Communauté internationale comme règle de transmission aux nouveaux Etats issus de la décolonisation en Afrique enfermés mécaniquement à l’intérieur des frontières tracées au pantographe des intérêts coloniaux, qui manifestement ignoraient toute logique ou réalité socio-culturelle.

 

Au sortir de la première guerre mondiale se pose la question relative à la protection des minorités nationales, autrement dit des populations que les puissances vainqueurs ne veulent pas, pour des raisons stratégiques ou ne peuvent pas, objectivement, faire bénéficier du principe des nationalités compris en tant que droit de toute communauté ethno-culturelle ou peuple au sens pur du terme, à créer son propre État ou à se rattacher à celui de sa nation-mère. Le droit des minorités se définissant en termes de droit à une protection, celle essentiellement de l’individu minoritaire, protection cantonnée à l’intérieur d’un État politique et territorial.

 

Dans le souci de fonder et d’asseoir juridiquement le processus de la décolonisation, le Droit des plus forts dénommé Droit international proclame un nouveau principe, celui du droit des peuples à l’autodétermination consacré en Droit international après la seconde guerre mondiale, et transformé par la pratique en droit exclusif à l’accession à l’indépendance et à la création d’un État souverain. Ce nouveau principe fondamental du Droit international signifie pourtant le droit de chaque peuple de choisir librement son statut collectif.  Le processus de la décolonisation cependant impose au principe du droit des peuples à l’autodétermination, le contenu exclusif du droit à l’indépendance, interdisant son application aux minorités nationales, autrement, cela équivaudrait à reconnaître à celles-ci un droit de sécession, contraire à un autre principe fondamental que consacre en parallèle le Droit international contemporain, qui est le respect de l’intégrité territoriale et de l’unité politique des États.

 

Il faut dire que ce beau principe du droit à l’autodétermination que consacre le Droit international qui pourrait paraître comme une litote, dans la mesure où il signifie le droit de chaque peuple de choisir librement son statut collectif, se révèle être en réalité un gag dont useront mal à propos les nouveaux Etats africains issus des indépendances. Sans avoir défini avec exactitude la notion de « peuple ou de nation» le droit de chaque peuple de choisir librement son statut collectif s’est in fine révélé être une utopie.

 

Le principe de l’uti possidetis juris s’oppose à tout nouveau démembrement du territoire ou modification des frontières désormais sous garantie internationale par la force, s’agissant d’entités souveraines nouvellement créées. Une fois l’indépendance acquise, c’est le nouvel  État qui incarne la souveraineté du « peuple » comprenant la totalité de la population vivant sur le territoire considéré, indistinctement, faisant litière d’énormes différences socioculturelles souvent antagoniques. Le droit à l’autodétermination fonde désormais le seul droit souverain de l’État à « choisir et développer librement son système politique, social, économique et culturel » d’une part et, d’autre part, de participer sur pied d’égalité aux relations internationales (sic.).

 

Si le processus de la décolonisation impose l'interprétation unique du droit des peuples à l'autodétermination au sens de l'indépendance, il n'en reste pas moins que, initialement, le Droit international le conçoit en tant que principe à contenu pluriel. Reprenant les termes d'une résolution de  1960 de l’Assemblée Générale des Nations unies, la Déclaration relative aux principes du Droit international contenue dans la Résolution 1541 (XV), du 15 décembre 1960 énonce que « la création d’un État souverain et indépendant, mais aussi la libre association ou l’intégration avec un État indépendant ou l’acquisition de tout autre statut politique librement décidé par un peuple, constituent pour ce peuple des moyens d’exercer son droit à disposer de lui-même ».

 

La sécession de l’Erythrée en 1993, celle du Sud Soudan aujourd’hui, sont un exemple qui dément l’interprétation jusqu’ici faite du principe de l'autodétermination applicable au seul sens des indépendances face aux puissances coloniales, à moins de considérer que les puissances occidentales qui, il faut l’avouer, gouvernent sans partage la fameuse Communauté internationale, aient délibérément choisi de faire une entorse au principe pour préserver leurs intérêts à la fois économiques et politiques car, sans leur soutien, le scrutin sécessionniste du Soudant n’aurait jamais eu lieu. Ce faisant, le précédent est là, les mêmes causes entraînant les mêmes effets, la question soudanaise  pose désormais la question de la recherche d’une nouvelle solution globale au problème de la conciliation des principes fondamentaux du Droit international susvisés, eu égard à la problématique de la cohabitation harmonieuse des différents peuples à l’intérieur des frontières héritées de la colonisation. La question soudanaise démontre, que si la sécession est attentatoire à l’intégrité territoriale et à l’unité politique proclamée au moment des indépendances, il faut dire que le principe de l’intangibilité ou de l’inaltérabilité des frontières se heurte au sacro-saint principe du droit de chaque peuple de choisir librement son statut collectif. Le peuple non  sens générique, mais au sens réel du vocable : peuple mboshis, peuple téké, peule koongo etc.

 

La Communauté internationale comme l’Union Africaine qui a validé en 2005 à Addis-Abeba l’accord qui a conduit aujourd’hui à ce référendum, ne disposent désormais d’aucun argument juridiquement encore moins moralement recevable, pour s’opposer à toute volonté de tel ou tel peuple enfermé dans les frontières legs de la colonisation, de revendiquer son droit à l’autodétermination autrement dit à la sécession, sans se rendre coupable de la politique de deux poids deux mesures. Les fondateurs de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) à l’époque, plus préoccupés de préserver leur pouvoir personnel, plutôt que d’opter, comme l’avait demandé la Conférence panafricaine d’Accra en 1958, pour une refonte "des frontières tracées par les puissances coloniales", choisirent une solution dite de sagesse à savoir appliquer la règle de l’uti possidetis juris : ils ont accédé à l’indépendance dans le cadre des frontières internes des Empires coloniaux. Aujourd’hui, les conséquences de ce choix hasardeux et déstructurant interpellent l’Afrique. La marche vers la sécession qui menace nos Etats est irréversible et louable parce que raisonnable.

 

Les Sud-Soudanais ont voté à 98,83% en faveur de la sécession, selon les résultats définitifs officiels rendus publics par la commission référendaire. Cette annonce était une simple formalité puisque les résultats préliminaires complets publiés le 30 janvier avaient déjà indiqué que 98,83% des Sud-Soudanais avaient voté pour l'indépendance de leur région, appelé ainsi à devenir en juillet un nouvel Etat.

 

 Le référendum s'est traduit par une victoire écrasante  98,83% du "oui" à l'indépendance du Sud-Soudan, qui va en conséquence faire sécession du Nord en juillet prochain. Près de quatre millions d'électeurs s'étaient inscrits pour ce scrutin historique, dont environ 3,8 millions au Sud-Soudan, selon les chiffres de la Commission référendaire. Les Sud-Soudanais vivant au Sud, mais aussi dans la partie Nord du pays et à l'étranger, avaient le droit de participer à ce scrutin. Le Comté de Juba, l’option de la sécession a reçu 211.018 votes, et l'unité 3.650 », a révélé Timon Wani le Président de l'antenne locale de la Commission référendaire, Timon Wani, dans l'Etat du Bahr al-Ghazal Occidental, 153.839 électeurs sur 162.594 (94,6%) inscrits ont choisi la « sécession », et dans l'Etat de Lakes, siège de l'ancienne capitale sudiste Rumbek pendant la guerre civile, 298.216 votants sur 298.443 (99,9%) ont fait de même, selon des résultats obtenus par l'AFP auprès des commissions référendaires locales. Dans l'Etat pétrolier d'Unité, plus de 471.000 personnes sur 472.000 votes comptés ont préféré la sécession, alors que dans l'Etat voisin du Bahr al-Ghazal Nord, 264.473 sur 265.450 (99,6%) ont opté pour la sécession selon des résultats obtenus auprès des Commissions locales.

 

Une panoplie de raisons qui ont poussé à cette option, en tête desquelles figure la négligence du Gouvernement nordiste de Khartoum pour le Sud, faisant ainsi  des ressortissants du Sud des citoyens de second degré. Les mêmes causes provocant les mêmes effets, les ingrédients se mettent en place peu à peu mais sûrement au Congo-Brazzaville qui pourra connaître la révolution des palmiers à l’instar de celle de jasmin en Tunisie, ou celle des vagues du Nil en Egypte.

 

Le référendum d’autodétermination du Sud Soudan n’est pas un quid unicum loin s’en faut. La réflexion qui consiste pour les populations du Sud de notre pays, le Congo-Brazzaville de savoir si oui ou non elles vont poursuivre la cohabitation avec les ressortissants de la partie septentrionale, est désormais un sujet de débat au quotidien, suite à l’exacerbation de la mboshisation de l’Etat dans tous ses compartiments, politique qui a mis le pays en proie aux conflits identitaires depuis notamment le retour de Sassou au Pouvoir. Du Kouilou au Pool-koongo, du Niari à la Bouenza en passant par la Lékoumou, la même question récurrente est: Faut-il écouter l’ethnicisme ? Et pour les Koongo, faut-il réhabiliter les anciens royaumes ou continuer à promouvoir la doctrine de l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation ?

 

La production pétrolière du Congo avoisinera les 127 millions de barils en 2011, a indiqué récemment avec arrogance Gilbert Ondongo le Ministre des Finances de Sassou lors d'une présentation du budget 2011 à l'Assemblée nationale à Brazzaville. Le budget de l'Etat exercice 2011 a été élaboré sur la base des principales hypothèses suivantes: une production pétrolière nationale estimée à environ 127 millions de barils; un prix baril du pétrole, le Brent, estimé à environ 80 dollars, a-t-il déclaré. Les recettes pétrolières en 2011 seront de 2.223 milliards de FCFA (3,39 milliards d'euros), soit une variation de 36 milliards de FCFA (55 millions d'euros, en comparaison à 2010, a-t-il ajouté. Le budget d'Etat du Congo en 2011 avait été arrêté en Conseil des Ministres le 1er octobre à plus de 3.000 milliards de F CFA (plus de 4,5 milliards d'euros) en augmentation de 6,12% par rapport au budget de 2010.  Selon lez Ministre le Gouvernement table sur un taux de croissance de 11,5% pour ce budget.

 

Au Congo, le budget est financé à 85%, selon la Banque mondiale, par le pétrole, première ressource du pays à qui les institutions financières exigent souvent une gestion "transparente" du secteur. Le pays dispute au Gabon la quatrième place des pays producteurs du pétrole au sud du Sahara. Fin 2010, sa production journalière devrait atteindre 300.000 barils, avait-on estimé après l'entrée en action du champ de Moho Bilondo exploité par le Groupe français Total. Et pourtant, malgré cette abondance, le Congo est jusqu'à considéré comme un des pays les plus endettés au monde par tête d'habitant, la majorité (70%) des 3,6 millions de Congolais vivent en dessous du seuil de pauvreté, selon les statistiques officiellement reconnues. Ecole en ruine, des Hôpitaux en piteux état où les malades se disputent un seul lit à trois parfois quatre, l’armée et la police en dépérissement au profit de la milice privée de TSAMBITCHO, l’infrastructure routière inexistante, et à propos, le Maire central de la Commune de Pointe-Noire, Monsieur Roland BOUITI-VIAUDO, grand chantre du pouvoir qui avait récemment, à l’occasion du fameux cinquantenaire de notre pseudo-indépendance, inondé la ville océane de banderoles où l’on pouvait lire : AVEC SASSOU-NGUESSO, LA POLITIQUE DE LA MUNICIPALISATION ACCELEREE EST UNE REALITE, a été, il y a quelques semaines pris en flagrant délit de mensonge, rattrapé par les faits, à l’occasion des pluies qui ont bloqué la circulation dans la Commune, achevant de détruire ce qui était jusque là des ruines routières, le Maire habituellement prolixe a du éviter la presse refusant de répondre aux questions des journalistes.

 

Pour le Sud du pays en tout cas, exclusif pourvoyeur de l’économie prise en otage par les Mboshis, cela devient révoltant de visiter chaque jour les recoins d'un édifice qui est à la fois le panthéon du tribalisme et la basilique de la folie de ceux qui n’apportent à ce pays que la culture de la médiocrité et de la kleptomanie. Sassou et son PCT devraient déjà envisager immédiatement de convoquer un autre mais un vrai forum à l’instar de la Conférence Nationale Souveraine, à l’occasion duquel sera examinée une seule question :

 

DEVRIONS-NOUS POURSUIVRE CETTE COHABITATION SUICIDAIRE ENTRE LE SUD ET LE NORD DANS CETTE REPUBLIQUE MORIBONDE ?

 

Alexandre Honoré MPAKA, un autre grand chantre du pouvoir des autres, a eu la stupide idée de convoquer récemment une réunion des représentants des Partis au Kouilou. L’objet de la réunion avait été curieusement, de demander à ces représentants, d’inviter leurs militants à aller se faire recenser dans le cadre de l’identification des abonnés à la téléphonie mobile. Une fois présents, ces représentant des Partis de l’opposition, se sont entendu dire, qu’ils devaient signifier à leurs militants que le Congo n’est ni la Tunisie, ni l’Egypte, que ce qui s’est passé dans ces pays, n’aura jamais lieu ici. Il faut dire que le marxisme a véritablement placé des œillères chez ces dignitaires du PCT qui traîne depuis le kyste de la cécité politique. Les menaces staliniennes propres à l’Etat policier instauré dans le pays par le PCT, ne sauront nous empêcher de revendiquer nos droits, l’insurrection contre le régime tyrannique est un droit constitutionnel.

Mercredi 02 Mars 2011 à 23h42 dans Articles1 commentaire(s)

Vaste réseau de trafic de drogue et de blanchiment avec ramifications en Afrique et au Congo

par Etienne AVOUAMPO

 

« L’Afrique est devenue une importante plaque-tournante du trafic de cocaïne et, depuis plusieurs décennies, d'autres drogues. L'arrivée massive de l’argent des stupéfiants pose une nouvelle fois le problème de la corruption (classe politique, justice, police) et de la faiblesse de l’Etat de droit dans beaucoup de pays africains, comme dans d'autres régions », écrit RFI après que les autorités américaines aient placé sur leur liste noire le Libanais Ayman Joumaa, présenté comme étant au centre d’un trafic de cocaïne.

 

Dans cette liste figurent également  Jamal Mohamad Kharoubi et Ali Mohammed Karroubi. « Ali Mohammed Karoubi possède la société Ellissa Holding, qui figure sur la liste noire », précisel'agence OFAC.

 

Or Ellisa Group est présent au Congo Brazzaville,

. Selon eux si l'empire du mal, devait avoir un siège social dans un pays où à Pointe-Noire, son directeur administratif étant M. Youssef Kharoubi (un parent du Pdg Ali Kharoubi, sauf erreur) ainsi que l’indique par ailleursle site internet de la société.

 

De quoi accréditer l’idée avancée par les détracteurs du régime de Mpilasa tranquillité serait assurée, dans lequel aucune enquête criminelle mêmes celles liées au terrorisme a abouti, dont la monnaie et les transactions bancaires au moins garanties avec l'Union Européenne, ce pays serait sans aucun doute situé sur la rive droite du fleuve Congo.
Pour ces derniers pas de quoi s’étonner que le Département du Trésor Américain ait pointé une entreprise dont une filiale se trouve également à Pointe Noire, au Congo.

Il n’est point nécessaire d'ajouter quoi que ce soit aux problèmes de ces structures accueillies à bras ouverts à Brazzaville, avancent les pourfendeurs du régime. Et d'affirmer que toutes ces entreprises pour le moins douteuses qui ont prospéré sur le sol congolais n'ont pu le faire sans l'association active d'un ou de plusieurs membres du clan au pouvoir.

 

Dès lors, ajoute un bon connaisseur des moeurs politiques du pays, ne pourrait-on pas croire, en plus du détournement des ressources pétrolières, que ce clan ait profité de revenus considérables de toutes sortes de trafics : bois, minerais, hydrocarbures et drogues. Sans oublier le plus colossal d'entre tous : les fausses dettes !

 

Référence absolue de M. Pacifique Issoïbeka : l’ancien ministre des Finances avait en effet lui-même déclaré à l'Assemblée nationale que « 65% des marchés sont bidon » ! Sinon « comment un individu normal, encore plus un Congolais, dont la famille n'avait pas de fortune notoire, peut-il s'offrir à l'année une suite dans un palace parisien à 7 millions de FCFA par jour ? » poursuit ce dernier. « Seuls les individus liés à nombre de trafics peuvent se permettre pareille dépense. A moins de détenir, mais cela nous l'aurions su, une entreprise industrielle ou commerciale internationalement et honorablement connue » tranche-t-il.

 

Faut-il croire que la branche sur laquelle ce pouvoir est assis, depuis plus de temps que Ben Ali a été président, faut-il croire cette que branche est pourrie ? Dans l'affirmative, tout ce clan ne pourra pas y tenir encore bien longtemps.

 

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Blanchiment d’Argent et Activités illicites aux États-Unis

Des Ambassades Africaines Interdites de Compte Bancaire aux USA

 

 

Dix-sept représentations diplomatiques africaines auprès des USA sont désormais interdites d'ouvrir un compte bancaire dans toute banque sur le territoire américain. Le département d'Etat et l'Union Africaine unissent leurs efforts pour endiguer ces maux.

 

Ceux qui commettent des coups de vol et autres larcins en Afrique puis trouvent le moyen de venir se réfugier aux USA ne sont plus du tout en sécurité.  

 

Une délégation de juristes américains venus rencontré des responsables de l'Union Africaine à Addis-Abeba (Ethiopie), ont en effet décidé de se donner la main pour traquer les hors-la-loi recherchés dans l'une ou l'autre des rives de l'Atlantique.

 

Les deux parties se sont entendues pour partager des informations sur d'éventuels criminels et leurs mouvements. Cette collaboration judiciaire américano-africaine n'épargne pas les hauts cadres des administrations publiques et des entrepreneurs politiques coupables de détournement de deniers publics dans leurs pays et qui ont pris la fâcheuse habitude de les déposer à l'étranger.

 

Avant même d'effectuer le voyage pour Addis-Abeba, les Américains ont frappé fort. Pas moins de 17 représentations diplomatiques africaines auprès des USA sont désormais interdites d'ouvrir un compte dans toute banque sur le territoire américain.

 

"Les banques américaines suspectent ces représentations diplomatiques africaines d’opérer des transferts dont la nature pourrait ne pas être tout le temps liée au travail de l’ambassade et de son personnel", explique le département d’Etat (ministère des Affaires étrangères) américain.

 

Il s'agit, entre autres, de l'Angola, du Burkina-Faso, du Burundi, du Cap-Vert, de la Centrafrique, de la RDC, du Congo Brazzaville, de la Guinée équatoriale, de la Gambie, du Lesotho, de Madagascar, du Malawi, de la Mauritanie, du Mozambique.

 

La chancellerie du pays des hommes intègres du "beau Blaise", tombeur de Thomas SANKARA, le Burkina Faso aux Etats-Unis figurent parmi les dix-sept représentations diplomatiques africaines interdites, jusqu’à nouvel ordre, d’ouvrir un compte dans toute banque sur le territoire américain.

 

S’agissant du Burkina Faso de Blaise COMPAORÉ dont le rôle actif dans la rébellion armée qui occupe une partie du territoire ivoirien depuis 2002 est largement établi, aucun observateur attentif ne peut se dire surpris de sa présence sur la liste dressée par les Américains. D’autantplus que nul n’ignore que la rébellion armée exploite de façon illicite le diamant, le cacao, l’or de la Côte d’Ivoire qu’elle vend sur le marché noir via le Burkina Faso.

 

Des sources concordantes soutiennent que des personnalités burkinabé seraient complices du blanchiment des milliards de F CFA emportés par les rebelles lors des casses en 2003 et 2004 des agences de la BCEAO à Man, Bouaké et Korhogo (zones occupées par la rébellion armée).

 

La proximité entre "le beau Blaise" et les différents chefs rebelles ivoiriens constitue un véritable secret de polichinelle.

 

Cette liste a été dressée à l'issue d'une investigation du Congrès américain sur la corruption et l'utilisation des banques américaines pour des activités de blanchiment d'argent par les autorités des pays du continent noir, souligne une note déposée dans les ambassades.

 

C'est donc par précaution, que les Américains demandent la fermeture des comptes bancaires des ambassades africaines et une vingtaine d'autres des pays asiatiques et sud-américains.

 

Selon des sources dignes de foi, des dispositions similaires viennent d'être prises à l'encontre des missions diplomatiques représentant la quasi-totalité des pays d'Afrique, d'Asie et Amérique latine aux Nations unies à New-York.   

 

Les deux parties réunies à Addis-Abéba le 17 décembre 2010 dernier ont également décidé de mener une ferme collaboration sur deux autres fronts.

 

D'abord la lutte contre la corruption. Sur ce chantier, les représentants africains et américains se sont entendus pour impliquer désormais dans la bataille autant les fonctionnaires que des businessmen.

 

Egalement d'établir des échanges d'informations entre les multiples agences régionales de lutte contre la corruption implantées en Afrique. Cette collaboration ainsi planifiée sur une large base milite pour l'établissement des lois visant à renforcer la lutte contre la corruption.  

 

L'autre point fut la bataille à mener communément contre les trafics de stupéfiants et des personnes.

 

A Addis-Abeba les participants ont décidé de mettre sur pied un système rapide et efficace de partager les informations sur les mouvements des trafiquants et des abus sur des personnes.

 

De même qu'ils recommandent la perméabilité des frontières pour traquer les trafiquants où qu'ils se trouvent. Une guerre totale.

Lundi 07 Février 2011 à 20h32 dans EconomiePoster un commentaire

NOS AMIS LES DICTATEURS
par salebreton
 
La France aime les dictateurs. Il suffit pour s'en convaincre de constater la faveur dont  continue de jouir Napoléon Bonaparte dans ce pays. Ce sinistre individu a beau avoir mis l'Europe à feu et à sang, il trône toujours aux premières places  dans le hit parade de nos gloires nationales! Imaginons le tollé français si les allemands faisaient de même avec Hitler ?


Il est vrai qu'en France l'exemple vient de haut. Les "grands serviteurs de l'état" (qui feraient mieux d'être au service du peuple, mais c'est une autre histoire...) ont toujours fait montre d' une tolérance coupable envers la tyrannie à l'extérieur, tout en se présentant à l'intérieur comme les garants des valeurs nationales, au premier rang desquelles figurent  les droits de l'Homme. C'est ainsi que le Front Populaire, a laissé Franco détruire la République espagnole, ou que Giscard a encouragé les folies de Mobutu. N'oublions pas non plus que les tortionnaires chiliens et argentins avaient bénéficié du savoir faire acquis par nos militaires  pendant "les événements" d'Indochine et  d'Algérie, ni que les génocidaires rwandais avaient été formés par des instructeurs français... Aujourd'hui l'attitude de nos dirigeants face à la situation au Maghreb montre bien vers où penche leur coeur: Mme Alliot-Marie peut partir en  vacances en Tunisie dans un jet privé appartenant au clan Ben Ali, puis en pleine révolte populaire proposer au pouvoir tunisien " l'expertise française en matière de maintien de l'ordre", elle a droit à un satisfecit du premier ministre qui l'assure de toute sa confiance et de celle du président!!! En revanche quand Mme Jeannette Bougrab, secrétaire d'état, fait part de son souhait de voir le président égyptien quitter son poste, elle subit un rappel à l'ordre et doit faire son méa-culpa; même le "révolutionnaire" néo-bolchevik Mélenchon lui tombe dessus!!! Elle est pourtant une des seules à avoir adopté une position digne de nos valeurs !!!


Une fois de plus on a ici l'exemple de la contradiction qui existe entre les intérêts de l'état et les valeurs portées par la nation, ce qui ruine le concept d'"état-nation" de toute sa substance.


Un autre exemple de ce hiatus nous est donné par la "Françafrique", ce réseau prédateur mis en place de manière occulte par un autre de nos "héros": le général de Gaulle avec son homme de l'ombre, le sinistre Foccart, pour préserver les intérêts économiques  et militaires de l'ex-métropole dans ces anciennes colonies. Paris a octroyé une indépendance formelle aux pays de l'Afrique francophone, tout en veillant à placer à leur tête des "gérants" à sa solde dans un partenariat gagnant-gagnant: les nouveaux chefs d'état permettent aux entreprises françaises d'exploiter à leur profit les richesses naturelles de leur pays, et à l'armée française d'occuper les emplacements stratégiques, en échange on leur accorde l'immunité concernant leur gouvernance. L'état français a ainsi mis en place, en notre nom, des potentats  qui règnent sans partage sur des peuples vivant dans la misère alors que l'exploitation des richesses de leurs terres participent à notre prospérité.


C'est ce qui s'est passé au Gabon. Ce pays grand comme la moitié de la France et comptant à peine 1,5  millions d'habitants, regorge de ressources naturelles: bois précieux, pétrole, gaz, manganèse, uranium, fer etc... Devenu indépendant en 1960, le Gabon a d'abord eu à sa tête le président Léon Mba. En 1965, un coup d'état militaire le renverse. L'armée française qui possède toujours une base importante à Libreville intervient pour lui rendre le pouvoir. A sa mort en novembre 1967, son remplaçant est dûment accrédité par de Gaulle en personne: Albert-Bernard Bongo qui deviendra Omar Bongo après sa conversion à l'islam (prix à payer pour entrer plus facilement à l'OPEP), co-dirigera son pays avec la société ELF, jusqu'à sa disparition en 2009. Si le clan présidentiel s'est considérablement enrichi pendant ces 42 ans (voir l'affaire des biens mal acquis), il n'en va pas de même pour son peuple qui en est toujours réduit à essayer de survivre misérablement, alors qu'une juste répartition des profits aurait du lui permettre de connaitre un niveau de vie appréciable. Omar Bongo décède en 2009 sans avoir organisé sa succession. Un scrutin présidentiel à un tour est organisé. Le parti au pouvoir, le Parti Démocratique Gabonais (PDG!), désigne comme candidat le ministre des armées: Ali Ben Bongo, fils du défunt. Face à lui 18 candidats. Le peuple gabonais, las de 42ans de bongoisme, participe en masse à ce scrutin qu'il espère transparent. Pourtant de nombreuses zones d'ombre  apparaissent. Le corps électoral a manifestement été gonflé: les experts l'estiment à  500 000 électeurs: il en compte plus de 800 000! Les médias publics roulent sans vergogne pour Bongo junior; officiellement la France est neutre, pourtant Robert Bourgi, le "Monsieur Françafrique" de Nicolas Sarkozy ne cache pas son soutien à  Ali Ben. Après le vote, il faut attendre de nombreux jours avant que la Commission Électorale  Nationale Autonome et Permanente ne rende son verdict: Ali Bongo est déclaré vainqueur! Nicolas Sarkozy s'empresse de reconnaitre cette victoire sans même attendre l'examen par la cour constitutionnelle des recours déposés par les autres candidats qui, constatant que les chiffres publiés ne correspondent pas à ceux qui figurent sur les procès verbaux des bureaux de vote,dénoncent un "coup d'état électoral". Un soulévement se produit à Port Gentil; le pouvoir fait tirer sur son peuple;  Bongo II est intronisé dans le sang avec l'approbation du "Pays des Droits de l'Homme". L'opposition  soucieuse de la vie de ses concitoyens ne cède pas aux appels populaires à la révolte. Le désordre établi règne à nouveau, le business peut continuer et Bongo II faire modifier la constitution pour élargir ses pouvoirs et se passer du parlement en cas de besoin.


Mais l'histoire n'est pas finie. Il y a quelque semaine, le documentaire "Françafrique" diffusé sur France 2 (en deuxième partie de soirée, of course), démontrait la réalité du coup d'état électoral. Des personnalités françaises parties prenantes des réseaux françafricains expliquaient benoitement que  l'élection gabonaise a  bel et bien été truquée; les résultats ont tout bonnement été inversés: le président élu par les gabonais était en réalité  M. Mba Obame...Ce dernier, qui n'a jamais reconnu sa défaite, s'est proclamé président le 25 janvier 2011 lors d'une cérémonie de prestation de serment au cours de laquelle il a dévoilé son gouvernement fort de 18 ministres. Il s'est ensuite rendu avec ce gouvernement au siège de Libreville du Programme des Nations Unies pour le Développement où il a déposé un courrier destiné à M. Ban Ki Moon et où il s'est installé en attendant la réponse.Si celle ci n'est toujours pas arrivée à Libreville, celle d'Ali Ben ne s'est pas fait attendre: dissolution de l'Union Nationale, le parti de Mba Obame,suppression de l'immunité parlementaire des élus  de l'UN,  arrestation de militants et de sympathisants , tentative d'intervention de commandos armés contre le bâtiment du PNUD, répression violente des manifestations, établissement d'un climat de terreur sur l'ensemble du territoire gabonais. Silence assourdissant des autorités françaises, et des médias...


Une grande manifestation est prévue samedi 5 février à Libreville. Ce même jour une autre manifestation se tiendra à Paris de la place de la Bastille à la place de la République à partir de 14h30. Nous appelons tous les citoyens français qui ne se reconnaissent pas dans la politique de soutien aux dictateurs menée par la France en notre nom , de se joindre aux protestations de nos amis gabonais. Le meilleur moyen de soutenir les peuples en lutte pour leur liberté est de prendre conscience que c'est aussi grâce à notre passivité que de telles pratiques se perpétuent. A chacun d'entre nous  de prendre ses responsabilités.


SOURCE : http://www.lepost.fr/article/2011/02/04/2395402_nos-amis-les-dictateurs.html

Dimanche 06 Février 2011 à 11h34 dans Droits humainsPoster un commentaire
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