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19 Décembre 2014, St Urbain
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Le résultat du 28 Septemb 2014 vient de le prouver 

« Et Denis SASSOU NGUESSO continue de s’enfoncer »

Par l’Honorable Robert POATY PANGOU

 

LE SANG ET LES LARMES DES « AUTRES » VIENNENT DE DIRE STOP

 

Le Peuple du SUD a été TROP gentil.

Le Peuple du SUD a été TROP tolérant.

Oui  le Peuple du SUD a TROP payé par son SANG pour cette tolérance, cette gentillesse.

Mais maintenant cette gentillesse et cette tolérance se sont arrêtées.  

 

Le Peuple de l’Etat du SUD CONGO attend avec patience et dans le calme ce qui est entrain de se préparer. Ce vaillant Peuple des 5 régions du SUD vient de le prouver.

Ce 28 Septembre 2014 a été la véritable réplique du décret N° 2014-445 signé le 25 Août 2014. Un décret qui vient donc de finaliser la SCISSION entre le NORD et le SUD.

 

En effet c’est depuis de très longue date, Denis SASSOU NGUESSO sait qu’il doit rester au Pouvoir éternellement.

 

D’où il avait tout programmé, tout planifié.

 

A ce sujet, Théophile OBENGA nous suffisamment édifié dans son livre publié par l’Harmattan en 2001  et que je venais d’acquérir chez Mollat à Bordeaux.

 

Oui, après le massacre des populations du SUD, Denis SASSOU NGUESSO pouvait en toute quiétude et avec précipitation réunir les conditions lui permettant de modification de sa constitution.

Monsieur Mingwa fils de la Bouenza écrivait ceci dans son Article publié le 21/09/2014 :

« Qui mieux que l’homme des masses peut témoigner du courage des congolais. Il sait que le peuple n’a pas peur de lui, mais qu’il est résigné et ne veut plus s’investir dans des projets politiques de leaders de petites vertus et de mauvaise foi ,qu’il a réussi à corrompre et décrédibiliser ».

Monsieur Mingwa cite deux exemples des gens courageux :

 

Exemple N°1 : Les militants du MCDDI dans le POOL

« En effet, le retour d’exil avorté en avril 2001 de l’ancien premier ministre Bernard Kolelas et les milliers de membres et sympathisants qui avaient décidé d’accueillir le nkumbi nzila du MCDDI en dépit des menaces que laissaient planer le système répressif de Sassou Nguesso qui avait atteint son apogée, montraient déjà que les Congolais n’avaient pas peur ».

 

Exemple N°2 : Les militants du RDPS dans le KOUILOU

« Que dire du courage des Pontenégrins dont Sassou Nguesso n’oubliera jamais l’humiliation qui lui avait été faite, ainsi qu’à son épouse pendant les obsèques de Thystère Tchicaya en juin 2008 ».

Par ailleurs retenons les deux dates suivantes qui ont trois objectifs bien précis et à atteindre : le 28 Septembre et le 12 Octobre 2014.

 

Objectif N°1 : Faire valider le corps électoral par une élection.

De ce fait il fait taire tous ceux qui disent que le corps est faux.  Après ce vote, ce corps électoral ne peut plus être traité de faux.

 

Objectif N°2 : Permettre le renouvellement de son Sénat.

 

Objectif N°3 : Procéder au changement de sa constitution. Il l’avait prévu de très longue date.

Oui le changement de sa constitution il pourra le faire en réunissant le Parlement en Congrès ou par Référendum dès lors qu’il a fait valider son corps électoral à travers ces élections locales.

J’invite le Peuple de l’Etat du SUD CONGO à rester calme. En effet seul le calme éduque car il fait réfléchir. Un Recensement suivi du Référendum seront organisés dans notre Etat.

 

Ensuite suivra tout le processus électoral et la mise en place de toutes les Institutions de notre Etat.

Pour ma part, je redis que le temps est arrivé où il faut laisser Denis SASSOU NGUESSO diriger le NORD CONGO. Il a toujours dit qu’il est là pour le Peuple du NORD.

 

« MPASI ZO NTAMA ZA TUKA »

 

Fait à Paris le 30 Septembre 2014

Honorable Robert POATY PANGOU

Jeudi 02 Octobre 2014 à 08h41 dans AccueilPoster un commentaire

Bonjour, chers Visiteurs et Amis !

Le monde est à l'ère des Blogs. Moi aussi, comme d'autres avant moi, je ne déroge pas à la règle, à la tentation.

Mais, ce Blog est dédié à mon pays, la République du Congo (Brazzaville), à ne pas confondre avec la République Démocratique du Congo (RDC) dite aussi Congo-Kinshasa (ancienne colonie belge).

Mon Congo à moi est l'ancienne colonie française qui, dans le temps, s'appelait Moyen-Congo.

Il se passe des choses dans mon pays. L'actualité en abonde. Des coups d'Etat orchestrés depuis l'étranger, avec la complicité des rapaces locaux, aux guerres sans fin, en passant par les génocides et les crimes contre l'humanité inavoués et qui ne disent pas leur nom, le Congo-Brazzaville n'échappe pas aux turbulences qui secouent toute l'Afrique. Nous aurons l'occasion d'y revenir, d'en parler tout au long de l'existence de cet espace.

D'ici-là, je vous souhaite à toutes et tous, la BIENVENUE !

CONGOLAIS, DEBOUT !

 

 
De quelle République UNE et INDIVISIBLE parle-t-on à ceux qui y croient ?

 
Du génocide des « AUTRES » par le milicien-cobra Sassou dès 1997 ou la République Une et Indivisible qui n’est jamais que la conversion des Territoires Sud Moyen-Congo ?
  1. « Nous ne voulons pas de la démocratie de l’invective. Celle qui se nourrit du sang et des larmes. Il s’agit, vous vous en doutez, du sang et des larmes des autres. Mais, nous n’allons pas recommencer. Le sang et les larmes des autres ont trop coulé dans ce pays. Nous disons : ça suffit ! » (Denis SASSOU, lors de son  Message  sur l’état de la nation le 12/08/2014).
  1. « … Il était question de guerres civiles [...]. Après c’est normalement tout le monde qui gagne avec le parti gagnant, pour bâtir ensemble avec toutes les ethnies, toutes les régions, toute la nation retrouvée [...]. A la fin des hostilités criminelles ce n’est pas l’une des 3 nations belligérantes qui a gagné mais bien le Congo à travers les vainqueurs [...]. Si les choses ne sont pas vues de cette manière, on aboutit à la scission, à la partition» (Pour le Congo – Brazzaville, Réflexions et Proposition, Ed. L’Harmattan, 2001).
  1. « Le Pool ne peut pas se développer avec ce que Sassou a fait là-bas » (Marion Michel Madzimba Ehouango rappelé par M. Boukadia le 25/06/2014 à 08:29 sur Facebook)
-          Qu’a fait la « République Une et Indivisible » lorsque Denis Sassou a mis en prison un bébé de 8 mois et sa maman à la prison de la Gendarmerie KM4 de Pointe-Noire sous le prétexte qu’il s’appelle Modeste Boukadia, devenant ainsi le plus jeune prisonnier au monde ?

-          Qu’a fait la « République Une et Indivisible » lorsque Denis Sassou amputait le sud du Congo de trois quart de million (750 000) personnes qui manquent à l’appel ?

-          Qu’a fait la « République Une et Indivisible » lorsque Denis Sassou tuait et faisait tuer 353 jeunes gens triés pour certains être enfermés vivants dans des containers et jetés dans le fleuve Congo et d’autres jetés vivants dans des trous, aspergés d’essence pour être brûlés vifs ?

-          Qu’a fait la « République Une et Indivisible » pendant que Denis Sassou créait des charniers à Mbanza-Ndounga entre autres ? Qu’a fait la « République Une et Indivisible » pour les 350 familles enterrées à Kimaza au Bas-Congo en RDC ?

-          Que fait la « République Une et Indivisible » lorsque Denis Sassou pratique la politique de discrimination des Congolais en spécifiant qu’il y a « LES AUTRES » au Sud du Congo ? Qu’a fait la « République Une et Indivisible » lorsque Denis Sassou a fait passer le message aux siens que « BAKONGO BA BOMI MARIEN NGOUABI » (Les Kongo ont assassiné le président Marien Ngouabi) ?

-          Que fait la « République Une et Indivisible » lorsque Denis Sassou emprisonne des membres d’un parti politique en les déportant au nord du Congo et en condamnant un chef de parti à 30 ans de travaux forcés pour avoir exigé un gouvernement d’union nationale ?

RIEN.

Cette « République Une et Indivisible » utopique a laissé mourir les « AUTRES », ces Congolais du Sud du Congo, alors qu’elle avait la responsabilité et le devoir d’assurer leur sécurité et leur liberté. En droit, cela veut dire que cette « République Une et Indivisible » n’existe pas et n’a jamais existé. Et pour cause. Il n’est point nécessaire de se torturer l’esprit pour se donner bonne conscience et faire semblant de trouver une unité de façade pour une « République Une et Indivisible » consentante de génocide et de crimes contre l’humanité.

Cet article est écrit pour la mémoire, pour que les jeunes du Sud du Congo à qui l’on fait miroiter que la République est « Une et Indivisible » sachent ce qui s’est réellement passé. Oublier, c’est permettre un nouveau génocide. S’entêter et s’obstiner à croire à cette République « Une et Indivisible », c’est accepter d’être les paillassons des hommes politiques à la botte de Sassou.

Aussi, faut-il remercier un courageux fils du Sud Congo, Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA, d’avoir mis en ligne des documents dont le contenu sans équivoque prouve effectivement par les aveux mêmes du quidam Sassou l’intention réelle du génocidaire : Quel autre choix reste-t-il à ceux qu’il repousse comme les “autres” de la partie sud du pays sinon la déclaration de l’Etat du SUD CONGO ?

Quand, dans son « J’assume » édité peu après la Conférence Nationale de 1991, Sassou Denis écrit « Faut-il enjamber d’autres corps pour arriver à la démocratie ? Ma réponse est non ! », poursuivant : « Le mal, je suis donc le seul à l’assumer, et je l’assume, à titre collectif et individuel, au nom de tous les dirigeants de ce pays qui ne sont plus. Moi, j’assume pour nous tous, tout notre passé… ». Cela est fort bien généreux de sa part, mais qui ne voit qu’il s’absout lui-même de ses propres crimes les mettant en balance compensatoire avec les turpitudes anciennes pour s’excuser.
Son « J’assume » est le discours prononcé à la Conférence Nationale de 1991 qui relate ses propres turpitudes passées concernant ses œuvres en sous-main. D’abord contre le Président Alphonse Massamba-Débat en 1968. Ensuite celles de mars 1977 où dans des conditions obscures, le Président Marien Ngouabi est assassiné en s’abritant, dans la foulée, derrière le CMP qu’il venait de mettre en place pour la circonstance avec Joachim Yhombi-Opango qui devient sa marionnette qu’il destitua en 1979. Il s’en suivit le règlement des comptes avec les Kouyou en 1987 suite à la rébellion du capitaine Pierre Anga, anciens alliés de Sassou, parce qu’ils en savaient trop sur son passé. Tout cela avant la guerre contre Lissouba en 1997 et le génocide des Kongo du Sud-Congo.

Certains me diront : « Pourquoi vous n’avez pas fait arrêter Sassou lors de la Conférence Nationale de 1991 ; vous en aviez le pouvoir par la majorité des Conventionnels ? ».

Certains me diront : « Pourquoi vous n’avez pas fait arrêter Sassou lors de la Conférence Nationale de 1991 ; vous en aviez le pouvoir par la majorité des Conventionnels ? ».

Oui, effectivement, cela aurait été possible ou envisageable si les délégués du PCT de la Commission Politique de la CNS avaient fait valoir le droit et non l’appartenance ethnique. Si la République était Une et Indivisible, elle aurait gagné. Il n’aurait pas eu à souffrir de la guerre de 1997 déclenchée par la rébellion nordiste de Sassou contre le pouvoir légitime de Lissouba de juin à octobre 1997, ni du génocide atroce des Kongo de 1998 à 2005. Il est aussi probable que le cobra nous a anesthésiés. Mais surtout nous étions dans un processus idyllique d’absolution, de grand-messe et de pardon.

Pour quelles raisons le 21 mars 1999, Sassou exhorte-t-il les Nordistes à lui confier leurs enfants ? : « Je vous interpelle tous, pour notre survie, notre futur est noir… S’il m’arrivait de mourir à 11 heures, sachez qu’avant 15 heures, on ne parlera plus du nord tout entier. Tous nos villages seront brûlés, tous nos nordistes de Brazzaville comme ceux de Pointe-Noire mourront dans les 3 heures qui suivront ma mort » alors que l’on est 18 mois après l’exil de Bernard Kolélas et Pascal Lissouba si ce n’est par les haines suscitées par les atrocités commises par les milices Cobras de Sassou sur les civils du Pool entre juin et octobre 1997 ? Ce pathétique : « Donnez-moi donc vos enfants, j’ai besoin d’hommes pour assurer votre survie. On ne peut pas toujours compter sur les troupes étrangères, nous devons compter sur nous-mêmes d’abord » montre l’ampleur de sa barbarie sur les civils Kongo de 1997 et que la guerre contre les civils Kongo reprit en mars 1999 sans l’écho international.

D’ailleurs, dans la même exhortation, Sassou se défausse sur ses officiers nordistes de la mort de ses jeunes du nord : « A qui est donc la faute si nos jeunes (nordistes), nos enfants périssent toutes les fois qu’ils vont au service de la République ? Est-ce qu’il manque d’officiers nordistes ici où nous sommes ? Est-ce que vous savez que le nord a le record en effectif d’officiers ? ». Cela montre Sassou dirigeant directement ses milices en assumant une fonction terroriste, et cela à l’encontre de l’Etat-major, laissant présager l’ampleur du génocide de Sassou sur les Kongo de 1998 à 2005, disant encore aux Nordistes : « Je vais maintenant vous dire que la paix à laquelle vous croyez n’est que superficielle, votre paix ressemble au repos d’un prisonnier dans sa prison. La guerre que vous avez gagnée vous a seulement écarté du danger, mais ce danger continue à menacer et aujourd’hui je constate que c’est même pire ». Quelle meilleure démonstration de la part de Sassou qu’il s’agit bien d’une invasion programmée des Nordistes sur les Terres Kongo de la République du Sud Congo, et que le milicien Sassou n’a en aucune façon agi au nom de la République Indivisible.

Cela montre aussi que Sassou a manipulé sa propre jeunesse nordique en fustigeant ses propres milices Cobras les rendant responsables des pillages et des atrocités de 1997 alors que c’est lui-même seul qui les a incités à de tels procédés intolérables : « Des pillages se terminant surtout par des règlements de compte. Le manque de respect généralisé. Je ne pouvais pas laisser évoluer cet esprit de guerre contre nous-mêmes, c’est ainsi que je me suis adressé aux Cobras car c’est d’eux qu’il s’agit. Vous avez entendu partout leurs tergiversations, certains ont même parlé à la radio RFI pour manifester publiquement leur mauvaise foi. Certains ont dit que je ne fais rien pour les jeunes et pour le peuple nordiste confondu, sans distinction des partis ni des tribus. J’ai aussi entendu dire que « Sassou continue à nous faire tuer chez les Tchek et les Nibolek. Que nos enfants sont égarés sous les instructions de Sassou » prouvent que cet égarement était aussi fort bien ressenti au Nord-Congo. Mais, il se défausse par « Je ne pouvais pas laisser évoluer cet esprit de guerre contre nous-mêmes » alors qu’il est le décideur de l’état de guerre du Nord contre les Kongo en n’agissant en aucune façon au nom de la République Une et Invisible.

De quelle République Une et Indivisible, s’agit-il ? Cette République dont il est question est celle convertie au matin à 11h30 du 28 novembre 1958 par un vote de tous les députés du Sud, tous partisans de Fulbert Youlou et Félix Tchicaya, et de tous les députés du Nord, tous MSA sous la bannière de Jacques Opangault. Cette République Une et Indivisible mort-née parce qu’elle ne fut jamais entérinée par les députés du Nord qui boycottèrent l’Assemblée Territoriale de Pointe-Noire l’après-midi de ce 28 novembre afin de ne pas reconnaître la conversion de l’Assemblée Territoriale en Assemblée de la République du Congo. Ce boycott de Jacques Opangault annulant de fait par ce geste murement réfléchi leur reconnaissance de la République Une et Indivisible le matin même afin de s’opposer aux députés youlistes du sud. Et qui plus est, la nuit portant conseil, le lendemain même, ils confirmèrent leur position de la veille, en se réunissant seuls à l’Assemblée Territoriale de Pointe-Noire, en déclarant nulle la décision de la veille prise par la Représentation Nationale du Sud Congo à l’unanimité. Ce qui revenait de fait à annuler leur propre décision du matin en ne reconnaissant pas la République Une et Indivisible. Ce faisant, ils opéraient de fait la scission, n’ayant de cesse que de programmer le génocide du Peuple Kongo du Sud-Congo.

D’autant qu’il est assez remarquable que le MSA de Jacques Opangault avait décidé depuis le 15 octobre 1958 de se ranger sous la bannière de Barthélémy Boganda au Centrafrique dans son projet des Etats Unis latins d’Afrique Centrale des confins libyques à l’Angola y compris Ruanda, en siégeant à Bangui même. C’est le président de Gaulle lui-même qui est venu demander en août 1958 à Fulbert Youlou d’accepter les territoires du Nord Moyen-Congo dans une même entité politique avec les Territoires Sud Moyen-Congo. C’est la raison pour laquelle Sassou s’emploie aujourd’hui encore à payer les salaires des fonctionnaires centrafricains tout en s’impliquant d’autorité dans la gestion politique du Centrafrique, se proclamant médiateur international de la République du Centrafrique de Bangui.

En bleu : le projet de la République du Centre-Afrique de Barthélémy Boganda 

A Nous Tous de comprendre le cobra. C’est Sassou lui-même qui, par sa peur, a paniqué tout le Nord, et continue à le faire en le manipulant. Si le Nord veut s’en sortir, que les Assemblées Territoriales en Sangha, Likouala, Cuvette et Plateaux se déclarent d’abord en Etat officiel du Nord Congo pour combler le vide laissé par le MSA de Jacques Opangault en quittant la République. Ainsi se mettra naturellement en place deux Etats souverains, respectueux des principes républicains. Quitte à cet Etat du Nord Congo d’élire son président ou de maintenir Denis Sassou à la tête de cet Etat. C’est la seule voie pour mettre fin aux gestions ethniques et claniques du pouvoir et aux politiques de « YAKA NOKI-NOKI » et d’éventuel « BAKONGO BA BOMI SASSOU ». Ensuite, que cet Etat Nord Congo fasse, s’il le souhaite, la demande d’adhésion à la République Une et Indivisible du Sud Congo déjà votée par le sud le 28 novembre 1958. Celle-ci, à la condition que la demande soit bien sincère, n’y est pas opposée et son acceptation vaudra pardon. Tout l’avenir potentiel est dans ce résumé historique incontestable et que chacun doit avoir à l’esprit.

Quand Sassou dit encore dans son exhorte du 21 mars 1999 : « des troupes tombant dans les embuscades des ninjas et des cocoyes », il ne s’agit pas de troupes au sens de l’armée du Congo, mais de milices armées, celles des Cobras de Sassou portant les couleurs du Nord de la Léfini, contre les milices armées dites Ninjas de Bernard Kolélas défendant les Kongo du Pool et celles dites Cocoyes de Pascal Lissouba. Ce qui prouve bien que le premier sécessionniste est de fait le milicien Sassou, nordiste, conquérant le Sud Congo par sa milice. Et cet aveu naïf : « Certains ont dit que je ne fais rien pour les jeunes et pour le peuple nordiste confondu, sans distinction des partis ni des tribus » montre comment in fine toute sa démarche était bien seulement pour le « peuple nordiste confondu » !

Dit-il d’emblée : « Je sais que vous n’avez pas oublié ce que vous avez vécu en 1997 par les bombardements de Lissouba. Vous savez ce que j’ai fait pour terminer cette tragédie, cette barbarie, ces pertes humaines que personne ici ne peut évaluer. Vous avez marché sur des corps. D’aucuns diront que Sassou a terminé la guerre, mais moi je dis que c’est d’abord la détermination du peuple nordiste de vouloir, je dis bien, vouloir finir ces malheurs infligés par Lissouba… Beaucoup de jeunes sont venus du nord se joindre aux jeunes brazzavillois nordistes et lutter à mes côtés ». Cela montre indéniablement comment dans l’optique de Sassou, Lissouba est considéré comme l’adversaire national en tant que représentant l’Etat du Sud Congo et originaire du Niari en lui attribuant « les bombardements » des milices Cobras de Sassou par les milices Cocoyes de Lissouba comme si ces milices représentaient les armées du Nord Congo et Sud Congo, et la victoire de l’une sur l’autre à considérer comme la victoire inexorable d’un Etat sur l’autre en l’occurrence le Nord sur le Sud.

Tout cela corrobore bien le conseiller de Sassou, Théophile Obenga, que nous avons déjà mis en exergue dans « L’Esprit Libre », qui écrivait en 2001, la date parle d’elle-même : « … Il était question de guerres civiles [...]. Après c’est normalement tout le monde qui gagne avec le parti gagnant, pour bâtir ensemble avec toutes les ethnies, toutes les régions, toute la nation retrouvée [...]. A la fin des hostilités criminelles ce n’est pas l’une des 3 nations belligérantes qui a gagné mais bien le Congo à travers les vainqueurs [...]. Si les choses ne sont pas vues de cette manière, on aboutit à la scission, à la partition…» tout en soulignant mieux encore que Monsieur Obenga fait allusion « à la fin des hostilités criminelles » s’agissant du génocide de 1999, ce qui, par un certain côté, le dédouane par sa sincérité reconnaissant les crimes de Sassou.

Reporter la responsabilité sur le « peuple nordiste de vouloir, je dis bien, vouloir finir ces malheurs infligés par Lissouba » alors qu’il s’agit d’affrontement personnel entre Sassou le nordiste en rébellion contre Lissouba le sudiste, montre sa manipulation, considérant Lissouba comme un ennemi ne faisant pas partie de la même nation. De fait, les Kongo Sud-Congo font une seule et même nation, mais pas le Nord-Congo, incitant la curatelle blanche à fondre le nord dans le sud homogène et plus peuplé. Ce qui en droit revient à ce fait que le Nord Moyen-Congo n’a jamais accepté la République et qu’il nous faut faire un arrêt sur image en revenant à la journée des dupes de 1958.

Dans son « J’assume » le milicien Sassou constate : « Certains ont payé de leur sang nos erreurs, d’autres ont succombé pour avoir pris des armes contre la République. Certains de ces épisodes demeurés obscurs, ont fait l’objet de témoignages publics qui donnent un éclairage neuf. D’autres ont fait l’objet de procès que seuls les éléments nouveaux pourraient remettre en question ». Mais « nos erreurs »écrit par un nordiste ne concernent que Sassou, et ceux du nord dont il est le représentant. Veut-il par-là s’excuser auprès des Kouyou de la Cuvette reconnaissant que parmi les siens « d’autres ont succombé pour avoir pris des armes contre la République » ?

Dont acte de reconnaître que les siens ont pris les armes contre la République, celle du Sud Congo !
« La connaissance de l’histoire rend de simples particuliers dignes du commandement… Et par les éloges qu’elle décerne à ceux morts pour la patrie, elle rend les citoyens plus ardents à la défendre et par la menace d’un opprobre éternel, elle détourne les méchants de leurs mauvais desseins » dixit Diodore de Sicile qui, à Rome voilà à plus de deux mille ans, savait ce qu’il en était et de quoi parler !

Paris le 29 septembre 2014, capitale de la République Libre du Sud-Congo

Modeste BOUKADIA
Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo
Condamné à TRENTE (30) ANS de travaux forcés
Pour crime d’être démocrate et d’exigence de bonne gouvernance.
Mercredi 01 Octobre 2014 à 22h08 dans PolitiquePoster un commentaire
 

Message aux souteneurs (proxénètes) d'un génocidaire, un criminel contre l'humanité

Nous appelons Monsieur Michael PETERS, Président du Directoire d’Euronews SA, ainsi que tous les actionnaires de la chaîne de télévision internationale d’information en continue EURONEWS (voir la liste des actionnaires ci-dessous)à tirertoutes les conséquences suite à l’affaire dite « Elie SMITH », du nom de ce grand journaliste bilingue d'origine camerounaise aux qualités professionnelles reconnues, qui a été expulsé le vendredi 26 septembre du Congo (Brazzaville), manu militari, en  lui interdisant d'emporter tout effet personnel, sur décision émanant des services du directeur général de la police,Jean-FrançoisNDENGUET(ce Général proche de Jean-Dominique OKEMBA et qui est mis en cause dans l’affaire des 353 Disparus du Beach, un crime contre l’humanité), après avoir subi l’intrusion à son domicile de cinq inconnus armés le mercredi 10 septembre à une heure du matin et au cours de laquelle sa sœur a été victime d’une agression sexuelle intolérable.

Classé à la 82e place, sur 180 pays, dans le classement mondial 2014 de la liberté de la presse établi par Reports Sans Frontières (RSF), le Congo est aujourd’hui  incontestablement l’un des pires exemples sur le continent dans la mise en œuvre de ses engagements internationaux en matière de liberté d’expression.

Il n’existe pas de chaîne de télévision à Brazzaville qui ne soit pas sous le contrôle total du pouvoir. Les seules chaînes de télévision privées autorisées sont au nombre de trois et appartiennent respectivement à Maurice N’GUESSO (frère aîné de Denis SASSOU N’GUESSO), Claudia SASSOU N’GUESSO (fille de Denis SASSOU N’GUESSO) et Norbert DABIRA (un Général proche de Denis SASSOU N’GUESSO et qui est également mis en cause dans l’affaire des 353 Disparus du Beach, un crime contre l’humanité). Quant à TÉLÉ-CONGO, la télévision nationale du Congo, elle n’est rien d’autre qu’un simple instrument au service de la propagande nationale de Denis SASSOU N’GUESSO.

C’est dire à quel point le Congo est le pays de la pensée unique par excellence, où seul ce que pense, dit ou fait Denis SASSOU N’GUESSO doit être diffusé dans les chaînes de télévision et il ne doit surtout pas y avoir des voix dissonantes. Le degré d’obscurantisme est tel que le pouvoir n’hésite pas à assassiner les journalistes jugés incontrôlables. C’est fut le cas notamment de Bruno OSSEBI JACQUET, journaliste franco-congolais, brûlé vif dans sa maison avec sa femme et leurs trois enfants. Son épouse et leurs trois enfants sont morts dans l'incendie et lui sera finalement achevé dans son lit d'hôpital, à l'hôpital militaire de Brazzaville, la veille de son évacuation sanitaire prévue vers la France.

En principe, chaque fois qu’il y a mort d’hommes, mais surtout dans les conditions telles que décrites ci-dessus, il y a matière à enquête pour que les auteurs de ces crimes soient punis... pourtant aucune enquête n’a jamais été ouverte. Ce fut, d’un avis largement partagé, un assassinat crapuleux commandité par Denis SASSOU N’GUESSO lui-même, simplement parce que Bruno OSSEBI JACQUET était en possession de documents sensibles qui auraient pu compromettre l’admission du Congo à l’initiative Pays Pauvre Très Endetté (PPTE).

C’est la preuve indéniable, s’il en fallait encore, de la nature dictatoriale et anti-démocratique du pouvoir de Denis SASSOU N’GUESSO et ce n’est pas par hasard que les observateurs les plus avisés de la vie politique congolaise qualifient le Congo comme étant la Corée du Nord de l’Afrique. Mais, de tout cela, Monsieur Michael PETERS n’a eu cure et a permis la création de la future chaîne d’information AFRICANEWS dont le siège sera basé à Brazzaville (CONGO) et qui découle d’un curieux et étrange partenariat entre EURONEWS et TÉLÉ-CONGO, sous l’égide du vieux dictateur sanguinaire congolais Denis SASSOU N’GUESSO.

Michael PETERS ferait-il donc partie du petit club très fermé de ces journalistes corrompus, à savoir :

Jean-Paul PIGASSE, François SOUDAN, Patrick WAJSMAN, Pierre-Etienne MOUGEOTTE, 

Emile H. MALET, Vincent HERVOUËT, Guillaume DURAND, Olivier GALZI,  Christine OCKRENT, Denise Laurence Djengué EPOTÉ, qui se sont liés d’amitié avec ce vieux dictateur sanguinaire congolais ? Il ne serait d’ailleurs pas étonnant que le futur directeur de la chaîne d’information AFRICANEWS figure parmi eux.

Compte tenu du caractère anti-démocratique du pouvoir de Denis SASSOU N’GUESSO et des pressions qui sont exercées continuellement sur les journalistes et les acteurs des médias en général ou toute autre personne dans ce pays parce qu'ils exercent leur droit à la liberté d'opinion et d'expression en ligne et hors ligne, il ne fait aucun doute que cette future chaîne d’information AFRICANEWS ne sera pas en mesure de travailler avec le grand professionnalisme requis, sans craindre qu’elle ne se transforme en un simple instrument au service de la propagande internationale de ce vieux dictateur sanguinaire, et ses journalistes ne seront pas non plus en mesure de faire leur travail de façon indépendante, sans être soumis à des pressions et sans craindre des violences ou des persécutions.

Nous demandons donc à tous les actionnaires de la chaîne de télévision internationale d’information en continue EURONEWS d’exercer leur droit de véto afin de préserver l’image de marque de leur chaîne et d’exiger à Michael PETERS de prendre des mesures concrètes pour empêcher le lancement, fixé à l’été 2015, de la chaîne d’information AFRICANEWS.

 

Bienvenu MABILEMONO

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VOICI LA LISTE DES ACTIONNAIRES D’EURONEWS

 

 

Anciens actionnairesParmi les actionnaires fondateurs d'Euronews (SECEMIE) ne font pas partie de ceux d’Euronews SA les chaînes suivantes :

 

Nouveaux actionnaires•  ÄŒeská televizeSociété suisse de radiodiffusion et télévision Établissement national de télévision Televiziunea Română Établissement de la radiodiffusion-télévision tunisienne Compagnie nationale de télévision ukrainienne Public Broadcasting Services TV4 Raidió Teilifís Éireann Société nationale de radiodiffusion et de télévision RTR Türkiye Radyo Televizyon Kurumuï‚·       Radiotelevizija Slovenija 

Collectivités territoriales actionnairesGrand LyonDépartement du RhôneRégion Rhône-Alpes 

Les actionnaires les plus importants en parts au capital sont :

  •  France Télévisions (23,93 %)
  •  Rai (21,54 %), ï‚·            RTR (15,98 %). ï‚·  TRT (14,81 %)
  • SSR (9,15 %)
  • SNRT (6 %)16
Mercredi 01 Octobre 2014 à 10h05 dans PolitiquePoster un commentaire

 

 
 
Après l’expulsion des journalistes Sadio Kanté Morel correspondante de l’agence Reuters, née au Congo, jouissant du droit du sol le 23 septembre et Elie Smith de MNT.V pourtant proche du pouvoir le 26 septembre 2014, pour des motifs relevant de l’époque du communisme, il y a lieu de se poser la question : le Congo-Brazzaville est-il réellement une démocratie et existe-t-il dans ce pays des contre-pouvoirs ? 
 

A la question de savoir si le Congo-Brazzaville est une démocratie, nous savons qu’à la base d’une démocratie, se trouve la constitution. C’est la constitution qui dicte les lois fondamentales régissant l’organisation des institutions politiques d’un Etat. Son contenu permet de savoir si le régime est une démocratie ou une dictature.  En démocratie, le pouvoir est divisé. Il y a le pouvoir exécutif qui dirige le pays, le pouvoir législatif qui approuve les lois, les amendes, contrôle ou sanctionne l’action du gouvernement. Il y a le pouvoir judiciaire qui juge ceux qui enfreignent les lois et un quatrième pouvoir, qui n’est pas institutionnel, mais important ce sont la presse et les médias.

 

Les fondements d’une démocratie sont réunis dès l’instant où les pouvoirs ; exécutif, législatif et judiciaire, sont détenus par des personnes différentes, capables de se contredire et de limiter le pouvoir de chacune envers l’autre. Or, au Congo-Brazzaville, c’est un même individu, avec des ramifications, qui détient tous ces pouvoirs, en primant son intérêt propre sur l’intérêt général. La nature d’un tel régime, peut-elle être une démocratie ?

 

Les Congolais réclament une démocratie moderne, où se développerait la culture du débat contradictoire, l’intégrité des dirigeants politiques et le vote libre des citoyens. En cas de défaillance du système, les contre- pouvoirs comme la presse et les médias pourraient corriger les choses. Or, la corruption, pourtant réprimée par le code pénal règne partout, les intérêts privés et les privilèges passent avant le bien public. Le culte de l’argent facile et ses effets pervers avec l’apparition de l’individualisme, offre au peuple congolais vivant dans la pauvreté et la misère, un spectacle navrant. L’image du Congo-Brazzaville en Afrique et dans le monde s’en trouve largement dégradée.

Etant donné que tous les pouvoirs sont aux mains d’un seul individu au Congo-Brazzaville, le quatrième pouvoir est celui qui aurait pu empêcher le peuple congolais de tomber dans l’esclavage du pouvoir absolu. Il aurait produit les conditions d’une compétition loyale entre les partis politiques. Il aurait créé le débat nécessaire au bon fonctionnement de la société. Sans le journalisme, il y a un risque de dégradation de l’Etat. Le journalisme a pour rôle d’encadrer l’exercice du pouvoir. 

 

Au Congo-Brazzaville, le pouvoir exécutif qui concentre tous les pouvoirs, veut manipuler l’opinion publique et contrôler la politique éditoriale de la presse et des médias privés.

Or, par rapport aux autres pouvoirs, les médias peuvent apporter une certaine supériorité. Ils sont le biais par lequel le pouvoir doit passer, s’il veut se faire entendre. Le politique utilise les médias s’il veut toucher l’opinion. Cela veut dire, qu’il est obligé d’ajuster son discours aux règles de l’information. Le politique est contraint de se soumettre aux règles des médias et au contrôle de l’opinion. Comme le journaliste est parfois le procureur des maux de la société, souvent un avocat des victimes et défenseur des opprimés, cela ne plait pas au pouvoir exécutif congolais, d’où les mesures d’expulsion indignes, prise à l’endroit de journalistes qui exerçaient leur métier dans les règles de l’art.

 

La fin du dernier mandat du président de la République étant proche, les velléités de changement de la constitution pour le maintenir au pouvoir ont transformé le climat et l’agenda politique en fournaise. Dans cette atmosphère proche de l’enfer, le pouvoir accumule des  fautes graves, qui obscurcissent davantage l’avenir du pays.

 

Ce pouvoir est-il fondé sur des principes démocratiques et n’a-t-il  vraiment rien à se reprocher ?...

                                                                                                 Appolinaire NGOLONGOLO

                                                                                                        Journaliste, écrivain

Mardi 30 Septembre 2014 à 19h35 dans PressePoster un commentaire
 


 

 

Le miracle n’aura pas lieu. Celui du boycott par l’UPADS, principal parti d’opposition, le parti de Pascal Lissouba, des élections locales du 28 Septembre 2014 convoquées par Denis Sassou Nguesso au Congo-Brazzaville.

Le meeting de Dolisie du parti des « Trois palmiers  » qui a réuni plusieurs milliers de militants et de sympathisants galvanisés pour des batailles futures et chauffés à blanc par Pascal Tsaty Mabiala sur l’offensive, rompu à la magie du verbe, n’était qu’un leurre. On dirait qu’il avait mangé du lion.  Très combatif, Pascal Tsaty Mabiala, fleur au fusil, n’a pas eu de mots assez durs pour fustiger et dénoncer les velléités de tricherie du PCT et des épigones du « chemin d’avenir  » . Le meeting de Dolisie qui devait constituer la rampe de lancement de la protestation et de la dénonciation du putsch électoral en vue n’était qu’un faux semblant. En définitive, ce n’était  qu’un feu de paille.
« Mangoungou ya pamba » ! Les militants de l’UPADS étaient persuadés que le nouveau Tsaty Mabiala était arrivé. C’était une erreur.

La volte-face

Quelques semaines  plus tard, la volte-face. Le vernis a craqué. Pascal Tsaty Mabiala a revêtu ses habits de doux agneau au service du PCT et des épigones du « chemin d’avenir ». Le loup « PCT » a mangé l’agneau « UPADS  ». A l’UPADS, le changement, ce n’est pas maintenant. Le timing ne pouvait pas être plus mal choisi par le bureau  politique de l’UPADS. C’est presque un coup de poignard dans  le dos que Pascal Tsaty Mabiala et le bureau de l’UPADS  ont asséné aux militants et aux sympathisants après le meeting de Dolisie.  Convaincus de la supercherie électorale de Sassou, les militants et les sympathisants étaient préparés à faire mordre la poussière à l’hydre du PCT. Au terme donc de sa réunion du 05 septembre à Brazzaville, le Bureau politique de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), a décidé d’engager ce parti aux prochaines élections locales. La décision a été prise par 96,49% de voix  à la suite d’un vote. Est-ce vraiment une surprise ? Non ! Le vote est la conséquence logique d’un débat franc et contradictoire qui a caractérisé cette réunion. A l’issue de ce vote, 110 voix se sont prononcées pour alors 04 voix seulement ont dit "non" (Les Dépêches de Brazzaville, 6 Septembre 2014). C’est une décision politique qui a fait hurler dans les chaumières. L’UPADS, le parti des « maba ma tatu » est devenu un jouet politique entre les mains de Sassou.

Un couple incestueux

Au Congo-Brazzaville, en réalité, en raison des relations incestueuses sous-jacentes entre le PCT et l’UPADS, personne en vérité n’attendait sérieusement  du  parti de Pascal Lissouba qu’il marque l’histoire politique du Congo-Brazzaville d’une empreinte irrésistible, de quelques actes saillants et  faits d’armes héroïques, d’une décision spectaculaire, tels la mobilisation de la population contre l’organisation d’élections locales sur la base du recensement tronqué, d’un meeting de protestation contre les listes électorales, d’un appel au blocage du pays ou pont d’Arcole. On peut rêver.   Mais ce n’est pas le genre de l’Upads de mener bataille. Le parti de  « ma science na ma technologie  », dont les anciens apparatchiks du parti marxiste-léniniste sont foncièrement attachés à leur bout de gras,  attend les alouettes tombées du ciel toutes rôties.

Compte tenu de la falsification du recensement, du tronçonnage des listes, de la manipulation de la carte électorale, il aura fallu que le parti de « Ya ba colère vé   » opposa un cinglant refus quant à la participation au scrutin du 28 Septembre 2014. Ce n’est malheureusement pas le cas. En échange de quelques sièges de conseillers municipaux et régionaux, Pascal Tsaty Mabiala et le bureau politique de l’UPADS ont trahi leurs militants et sympathisants et ont vendu leur âme au diable. Décrocheront-ils la mairie de Dolisie ? La mairie de Madingou ? La commune de Sibiti ? La commune de Mouyondzi ? Les agglomérations d’Oyo et d’Ollombo ?

Au bout du compte, jouer  la carte de la participation électorale pour ne pas prêter le flanc à la stratégie de la chaise vide prônée par le bureau des Assises pour l’Alternance de Jean Luc Malékat, Philippe Youlou, Alexis Miayoukou, Benjamin Toungamani et Bienvenu Mabilémono consacre  de facto   des assemblées locales  tout ouïe, monocolores PCT, aux ordres de Mpila prête à une modification constitutionnelle.  A cause de l’appât du gain, les  conseillers Upads ne sont pas  prêts à sacrifier leurs émoluments. Il est plus facile de demander à un cabri de ne pas brouter l’herbe là où il est attaché qu’à un agent politique du parti des Trois Palmiers  de ne pas boire le vin de la collaboration. A entendre l’UPADS aile Tsaty Mabiala aujourd’hui, le décret convoquant le corps électoral pour les élections locales du 28 septembre a été pris sur la base de…. l’ancienne loi électorale et la nouvelle loi, amendée et adoptée par l’Assemblée croupion à laquelle elle participe gaiement, ne garantirait aucune indépendance à la commission d’organisation des élections, mais ouvrirait plutôt un boulevard au pouvoir pour emporter toutes les batailles à venir. « Une fois de plus, nous avons assisté à une volonté de puissance de la part du pouvoir qui va donc nous servir une autre loi scélérate, qui constituera la base juridique de l’organisation, semble-t-il, de leur fameux referendum et de tous les scrutins à venir », a constaté avec dépit Pascal Tsaty Mabiala, qui visiblement vient de retrouver tous ses esprits. Mot pour mot on dirait du Moukouéké ou du Dzon, ces dirigeants de l’opposition " irresponsable " ! (Mwinda.org, 29 Août 2014 : Tsaty Mabiala et l’UPADS englués dans le piège tendu par le PCT) .

Upads/Mcddi : même fourberie

L’abbé Fulbert Youlou et Bernard Kolelas sont les deux seuls maires élus de Brazzaville depuis l’accession du Congo-Brazzaville à l’indépendance. Le MCDDI ne souhaite-t-il pas rééditer l’exploit de 1992 ? L’UPADS n’ambitionne—elle pas de voir un candidat issu de son sein diriger la mairie de la capitale de la France libre ? La victoire de L’UPADS à la mairie de Dolisie, du RDPS à la mairie de Pointe-Noire et du MCDDI à la mairie de Brazzaville n’est pas une utopie. L’organisation d’élections libres et transparentes au Congo-Brazzaville, comme en 1992, rendrait cette hypothèse réalisable en 2014. Voilà, la bataille que devraient mener ces formations politiques. Si, au MCDDI, la taupe du PCT se nomme Bernard Tchibambeléla qui a fait triompher la stratégie de « bikeno koua, nzambi zébi » ; c’est Pascal Tsaty Mabiala qui joue les sous-marins à l’UPADS pour le compte du PCT.

Que s’est-il donc passé dans la tête  de Pascal Tsaty Mabiala, Honoré Sayi, les députés de l’UPADS et le suppléant de Guy Parfait Kolelas du MCDDI dont les amendements portant sur la loi électorale ont été balayés d’un revers de la main pour justifier le revirement de leurs formations politiques ? Corruption ? Naïveté ? Peut être . Pragmatisme ? Les militants et les sympathisants de l’UPADS n’en croient pas un mot. Trahison, assurément ! Les « nguiris » de pétro-CFA ont très bien circulé. « Bonne renommée vaut mieux que ceinture dorée  », N’est-ce pas ? Le parti du Professeur n’en a que cure.

Pourquoi participer à des élections dont les résultats sont connus d’avance ? Dans les officines de Talangaï, les listes sont prêtes et connues des impétrants. Les heureux gagnants, à l’instar de la fille de papa, Claudia Sassou, toutes dents dehors, n’attendent que le soir du 28 Septembre 2014 pour sabrer le champagne. Histoire d’envelopper du vernis de transparence et de liberté ce simulacre d’élections.


Benjamin BILOMBOT BITADYS

Vendredi 26 Septembre 2014 à 22h09 dans PolitiquePoster un commentaire

 

Le Mardi 12 Août 2014 devant le Parlement Congolais réuni en Congrès, le Président de la République du Congo, Denis SASSOU NGUESSO s’est adressé à la Nation. La dimension politique de son discours a été marquée par ses paroles ci – après : « … Nous ne voulons pas de la démocratie de l’invective. Celle qui se nourrit du sang et des larmes. Il s’agit, vous vous en doutez, du sang et des larmes des autres. Mais, nous n’allons pas recommencer. Le sang et les larmes des autres ont trop coulé dans ce pays. Nous disons : ça suffit !

Pour le temps qui est devant nous, nous allons continuer, dans la paix et la sécurité, à bâtir l’Etat de droit, l’Etat démocratique, en nous inspirant toujours du Chemin d’Avenir qui détermine les moyens et les objectifs de notre action. Ainsi, nous construirons solidement la base sur laquelle notre pays poursuivra sa transformation… ». La référence de SASSOU sur « le sang et les larmes des autres » relève d’un cynisme effroyable, comment peut – il se permettre cette phrase ? Il insulte le Peuple Congolais et la mémoire des victimes de la barbarie des politiciens Congolais depuis 1960.

En outre, le Peuple Congolais a été scandalisé en voyant les députés du PCT ovationner Sassou Nguesso lorsqu’il a prononcé cette funèbre expression à « 6 reprises » dans son discours. Qu’avait – il d’extraordinaire dans ces propos présidentiels que ces députés ont acclamé ? Se réjouissent – ils des milliers de victimes, des milliers de martyrs que la terre Congolaise a connus depuis 1960 ? Se réjouissent – ils d’avoir bâti leur richesse d’aujourd’hui sur le sang et les larmes du Peuple Congolais ? Car en réalité, Sassou Nguesso aurait dû dire «… le Sang et les Larmes du Paisible Peuple Congolais, que nous avons fait coulé, Moi le Premier… ». Alors que le Président lui  même qui prononçait ces paroles, avait un temps grave, froid et funèbre tout en les fixant de ses yeux, ces députés du PCT riaient et acclamaient, étant en déphasage total avec leur propre Chef. Comment expliquer cela ? Ces députés du PCT ont confirmé en direct à la Télé devant tout le Peuple Congolais, qu’ils souffrent de « Défaillance Mentale Criminogène».

Les députés Congolais ont tous la mémoire para normalement courte, et il sied de leur rappeler les Martyrs de la barbarie des politiciens Congolais depuis 1960 : Marcel IBALICO (Assassiné en 1964 à Léopoldville, RDC) ;

Anselme MASSOUEME, Me Lin Lazare MATSOCOTA, Me Joseph POUABOU, Jean BIKOUMOU

(Assassinés en 1965 à Brazzaville) ; Me Jean Marie NGANZARI  (Assassiné en 1967 à Brazzaville) ;

KOUVOUAMA-DIA-NGANDOU (Assassiné en 1968 à Brazzaville) ; Lieutenant Pierre KINKANGA, Albert MIAWAMA, NKOUTOU, Jean Marie MANGO (Assassinés en 1970 à Brazzaville) ; Franklin BOUKAKA, Adolph ITSOUHOU (Assassinés en 1972 à Brazzaville) ; Sous-lieutenant Prosper MATOUMPA MPOLLO (Assassinés en 1972 sur la route du Cabinda, KOUILOU) ; Aspirant Jean Marie DOUNGANGOYE (Assassiné dans la Foret de Bangou à Kindamba) ; Sergent Jean Pierre BAKEKOLO, Lieutenant Ange Farimaka DIAWARA, Sous-lieutenant Jean Baptiste IKOKO, Sous-Sergent Jean Pierre OLOUKA, Sergent TALA (Assassinés en 1973 à Brazzaville), Commandant KIYINDOU ; Abbe Fulbert YOULOU (Empoisonné, mort à Madrid en 1973) ;

Commandant Marien NGOUABI, Thaddée KOURISSA, Capitaine Luc KIMBOUALA NKAYA, Sergent

ELOUO, Sous-lieutenant MBORO, Sergent OUANDO, Alphonse MASSAMBA DEBAT, Cardinal Emile BIAYENDA, Victor DOTE, KANDZA (Assassinés en 1977 à Brazzaville) ; MIZELE, SISSOULOU et 7 de ses compagnons (Fusillés en 1978 à Brazzaville) ; Capitaine Barthelemy KIKADIDI (Fusillés à Brazzaville en 1978) ; Capitaine David MAFOUTA (Assassiné en 1980 à Brazzaville) ; Commandant Antoine MABOUAKI (Assassiné en 1981 à Owando) ; Capitaine « Marie-Marie » AKWALA (Assassiné en 1983) ; Capitaine Pierre ANGA (Assassiné en 1988 au Gabon) ; Lieutenant Ernest BOUKAKA « Maitre Charlie » (parodie d’accident, mort en 1990 à Brazzaville) ; Colonel Victor TSIKA-KABALA (Assassiné en 1990 à Pointe Noire) ; Professeur Grégoire MAVOUNIA (Assassiné le 21 février 1991 lors de l’ouverture de la Conférence Nationale à Brazzaville) ;

Marien NGOUABI Junior (Assassiné en 1991 à Brazzaville dans une boite de nuit) ; Roger MASSEMA (Président de la commission assassinat à la Conférence Nationale, empoisonné et mort en 1992 à Paris en France) ;

Antoine NGAYOT, commandant MOUANDA (Assassinés en 1993 à Brazzaville) ; Herbert MASSAMBA, Eloi Marien BADILA (Assassinés en 1977 à Brazzaville) ; Colonel Frederick NKOUNKOU (Assassiné en 1998 à Brazzaville) ; Sergent TOUANGA et 352 compagnons (Fusillés en 1999 à Brazzaville). En ajoutant à ce décompte macabre des politiciens Congolais, le 15 000 morts de la guerre civile de 1993, les 30 000 morts des guerres de 1997 et 1999, les 350 disparus du Beach de Brazzaville et les 1000 victimes du 4 Mars. « 90 % » de ce décompte macabre est directement ou indirectement lié à la personne même de Sassou Nguesso. Alors lorsqu’il dit : « …Mais, nous n’allons pas recommencer. Le sang et les larmes des autres ont trop coulé dans ce pays. Nous disons : ça suffit !… » ; Il aurait dû dire « …Je ne vais plus recommencer, car j’ai trop fait coulé le sang et les larmes des paisibles Congolais … ».

Et, le fait de ne pas être sincère avec lui-même, alors que nous parlons des vies humaines qu’il a ôté dans sa conquête personnelle du pouvoir ; fait de lui le Président de la République le plus cynique au Monde, Sassou Nguessoest d’un cynisme « para normal » qui dépasse l’entendement naturel. Nous sommes d’accord avec le Président Sassou Nguesso lorsqu’il dit « … Nous disons : ça suffit !… ». Justement ça suffit ! Le Peuple Congolais est mature, il a conscience que l’Histoire du Congo est complexe et ensanglantée, Histoire dans laquelle il n’y a pas d’anges, car « toute la classe politique » est impliquée directement ou indirectement dans le funeste dénombrement de nos Martyrs.

Par conséquent, le Président Sassou Nguesso ne doit pas craindre, car contrairement à lui, le Peuple sait faire preuve d’Hauteur d’esprit et de pardon. Le futur « 7ème Président » de la République du Congo ne va pas le livrer à la CPI, mais va lui donner l’immunité et l’honneur dû à son rang dans l’Histoire, à condition bien sûr que Sassou Nguesso honore ses deux serments, respecte strictement l’esprit et la lettre de notre Constitution, et se retire de la Présidence dans la Paix et la Sérénité. En Janvier 1997, après son triomphal retour au Pays, Denis Sassou Nguesso accusait Pascal Lissouba avec véhémence, de violer les Acquis de la Conférence Nationale, de détruire l’esprit de la Démocratie et de faire obstruction à l’Alternance démocratique.

Comment 17 ans après Sassou Nguesso veut il lui-même poser les mêmes égarements politiques de Lissouba qu’il dénonçait ? NON ! Monsieur Denis Sassou Nguesso, Président de la République du Congo, par « Honneur » vis-à-vis de vos « Serments », par « Honneur » vis-à-vis de la Mémoire de Nelson MANDELA que vous présentez comme l’un de vos Maîtres politiques, laissez le Pouvoir dans la « Paix » et la « Civilité » au terme de vos deux mandats « légaux » ; le Peuple Congolais vous en sera « infiniment » reconnaissant, et ce, pour toujours !

FJN

Vendredi 26 Septembre 2014 à 12h05 dans ArticlesPoster un commentaire
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